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Le 11/05/2009 à 09:30:00 | Mis à jour le 20/05/2009 à 10:55:54

NBA

LA BONNE ANNÉE SIGNÉE BATUM

Notre expert NBA revient sur la belle année de Nicolas Batum avec Portland et sur la fin d'un mythe pour Joakim Noah qui a perdu tout respect pour son idole Kevin Garnett.

Ecarté du cinq majeur des Portland Trail Blazers sur la fin de la série contre Houston, Nicolas Batum (5,4 pts, 2,9 rbds, 18 mns) jette un regard satisfait sur sa première saison NBA. «On a découvert un nouvel univers avec les play-offs. Notre premier match a été laborieux, mais on a vite appris. On a trop souvent pris des éclats en début de partie. On a engrangé beaucoup d'expérience, car avant le début des play-offs, seul Steve Blake avait vraiment connu ça. Et on a joué plus dans la retenue en play-offs, comme si on avait peur des faire des erreurs. On se lâchait seulement à moins 20... Tout le monde nous répète tout le temps qu'on est l'équipe du futur, qu'on a tout ce qui faut pour être champion dans les deux ans. Mais on ne se prend pas la tête. Cette saison a été bonne. On a gagné 54 matches et atteint les play-offs. L'objectif, entre 48 et 50 victoires, a été atteint. Finir quatrième de l'Ouest en étant la deuxième plus jeune équipe de la ligue, c'est pas mal... Les play-offs, c'était un apprentissage. Le coach a comparé notre situation à celle des Spurs en 1997, quand ils ont eu Tim Duncan et ont su mettre sur pied une équipe qui a gagné quatre titres NBA. On a un bon manager, un bon coach, un bon staff, et une jeune équipe plein de potentiel. On est construit pour l'avenir. On est encore jeune. On est toujours en train de faire les cons, de s'échauffer en faisant des concours de dunks, c'est la mentalité du groupe...

A un niveau personnel, cela a aussi été une bonne année, car j'ai beaucoup joué, ce qui était quand même inespéré en début d'année. 18 minutes par match, je ne l'imaginais qu'en D-League. Pas en NBA. J'ai été 76 fois titulaire durant la saison régulière, dans une équipe qui gagne, c'est bien. Je suis content. Et apparemment, cela a plu. Les Blazers sont contents, et les Spurs(qui le voulaient le soir de la draft) me suivent toujours. Après notre dernier match à San Antonio, RC Buford (le manager des Spurs) est venu me voir pour me dire : 'Tu seras bientôt en noir et argent.' Mais je suis bien à Portland... J'ai encore beaucoup de progrès à faire. Je dois devenir plus présent en attaque. Plus puissant aussi. J'ai pris 6 kilos durant la saison et ils ont du mal à y croire au club. Mais j'étais à 93 kilos en arrivant et j'ai fini la saison à 99 kilos. Je dois encore en prendre, sans perdre ma fluidité. Mais je résiste mieux. J'ai su que j'avais bien progressé lorsqu'un type comme David West a essayé de me bouger et je n'ai pas bronché. Je suis costaud maintenant...»

Joakim Noah ne s'est pas contenté de perdre au 1er tour des play-offs. L'intérieur français des Chicago Bulls a aussi perdu tout respect pour son idole de jeunesse, le vociférant Kevin Garnett. Et ce, alors que KG n'était même pas sur le terrain... Il faut dire que la star des Celtics n'a pas besoin de jouer pour se faire remarquer, vu qu'il crie et insulte tout le monde à tout bout de champ de la première à la dernière minute. S'il le savait sans vraiment savoir, Noah a pris pleine poire les débordements de l'excité de service : «Je m'en fous de lui. Je m'en fous complètement, avouait-il avant de partir en vacances. Il était mon joueur préféré autrefois. Il ne l'est plus. Il parle tout le temps. Il est clairement passionné pour son équipe, surtout quand les choses vont bien. C'est un grand joueur. Mais maintenant, j'entends les histoires sur lui, je vois comment il est, et je ne suis pas du tout fan.» Venant d'un joueur désormais détesté par tous les fans des Celtics pour son activité incessante et ses cris sur le terrain, le commentaire peut surprendre. Mais dans ce film de l'agaceur agacé, la suite, la saison prochaine, devrait être absolument passionnante. Car si Garnett opère dans la provocation verbale avec un dictionnaire de toutes les insultes connues dans la langue anglaise, tous deux partagent une passion folle qui devrait faire des étincelles lorsqu'ils se retrouveront sur le terrain.

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L'EXPERT

Olivier Pheulpin

Olivier Pheulpin est journaliste à L'Equipe et notre expert NBA.
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