
Davide Rebellin (ITA/Gerolsteiner), 2e : «C'est le plus rapide qui a gagné. J'ai pensé attaquer dans le dernier kilomètre, mais je n'avais pas la force pour sortir. J'ai préféré attendre le sprint en espérant qu'il (Valverde) soit un peu fatigué. Dans le final, Schleck était à bloc, il avait beaucoup attaqué auparavant, il ne pouvait plus y aller. Je suis quand même content. L'équipe a très bien couru.»
Frank Schleck (LUX/CSC), 3e : «Il manque la victoire, bien sûr. Mais, deux podiums dans les classiques, la deuxième place à l'Amstel Gold Race, la troisième place à Liège-Bastogne-Liège, c'est fantastique. Je remercie mon frère (Andy) qui a montré qu'il était un champion, qu'il peut réussir aussi dans les classiques. On a tout essayé à deux. Il n'y avait rien à faire contre Rebellin et Valverde qui était très fort.»
Andy Schleck (LUX/CSC), 4e : «Si j'avais eu dans Saint-Nicolas les mêmes jambes que 20 kilomètres plus tôt, la victoire ne m'aurait pas échappé. Mais, dès les premiers mètres de mon attaque, j'ai compris que je n'avais plus rien dans les jambes. J'ai vite averti Frank par oreillette qu'il devait jouer sa carte.»
Christian Pfanneberger (AUT/Barloworld), 5e : «C'est la première fois que je courais les classiques ardennaises. Je pense que je peux être content du bilan (il avait terminé 9e de La Flèche Wallonne mercredi, NDLR). Je n'ai pas eu des sensations super aujourd'hui, mais le résultat est bon.»
Cadel Evans (AUS/Silence), 7e : «Je n'avais pas les jambes pour la distance. 260 kilomètres, c'est vraiment différent par rapport aux 200 kilomètres de la Flèche Wallonne. L'équipe a très bien couru, un peu trop pour mon niveau actuel. Je n'avais pas les jambes pour me positionner. J'espérais plus, c'est vrai. Mais le rendez-vous, c'est le Tour de France. Je ne suis qu'un coureur de classiques à temps partiel.»
Paolo Bettini (ITA/Quick Step), 9e : «Je me doutais que la nouvelle côte ferait la différence. Il m'a manqué 200 mètres, c'est ce qui m'a fait perdre la course. Je pense avoir montré que j'étais bien. Quand je pense où j'en étais il y a une semaine, je suis très satisfait. La raison de mon attaque ? J'ai démarré pour boucher le trou sur (Andy) Schleck et sur (Stefan) Schumacher, la situation le nécessitait.»
Julien Jurdie (directeur sportif AG2R, John Gadret 32e) : «On pouvait espérer mieux au niveau du classement mais John Gadret a été pris de crampes dans la dernière montée. Rinaldo Nocentini (18e) a attaqué aux 3 kilomètres pour faire une place dans les dix premiers. Il s'est fait reprendre à 400 mètres de la ligne.» (AFP)

