
Le cycliste italien Ricardo Ricco (Photo L'Equipe), contrôlé positif à l'EPO après la 4e étape du Tour de France, a reconnu s'être dopé mercredi devant le Comité olympique italien, selon ses propos cités par l'agence Ansa.
Celui que l'on surnomme le Cobra a pris ses responsabilités et ses propos semblent étayer l'hypothèse d'un dopage marginal et non d'un système au sein de l'équipe Saunier-Duval. «Devant le parquet antidopage, j'ai pris mes responsabilités. Avant le Tour, j'ai commis une erreur, j'ai pris le produit dont tout le monde parle. J'ai commis cette erreur seul», a déclaré le coureur devant le procureur du Coni Ettore Torri avant de préciser : «Comment j'ai fait pour m'informer sur cette substance que j'ai prise ? Il suffit d'aller sur internet et on s'informe rapidement. Lorsque je l'ai prise, j'étais certain de ne pas prendre de risques pour ma santé. Personne ne m'a conseillé. Pendant le Tour de France, j'ai subi beaucoup de contrôles mais seulement deux ont été positifs, alors que tous auraient dû l'être. Il semble évident que la méthode n'est pas fiable à 100% parce que les effets du produit durent un mois.»
Les remords du Cobra
Visiblement pris de remords, Ricco a donc lâché : «Je suis venu devant le parquet antidopage pour me soulager d'un poids, parce que je me sens en faute et dans l'obligation de m'excuser devant mes fans.» Des excuses qu'il a également adressées à ses ex-coéquipiers de Saunier-Duval : «Mes pensées vont à l'équipe, car des personnes ont pu perdre leur travail à cause de moi. Je pense aussi à mes coéquipiers qui, toujours à cause de moi, ont dû renoncer à poursuivre leur aventure dans le Tour.» Le Cobra a toutefois ajouté : «Ce qui m'a le plus blessé dans toute cette histoire a été l'hypocrisie dans le milieu du cyclisme», a déploré Ricco.
L'Italien qui niait jusqu'à présent s'être dopé, avait été contrôlé positif à l'issue du contre-la-montre de Cholet, soit la quatrième étape du Tour de France le 8 juillet. Ricco avait terminé cette étape à la 115e place, à 3'36 du vainqueur Stefan Schumacher. Le coureur a été mis en examen par le parquet de Foix pour «utilisation de substance classée vénéneuse par le Code de la santé publique» et placé sous contrôle judiciaire. Le 22 juillet, selon des extraits des procès-verbaux relatés par le quotidien Le Monde, le coureur avait nié avoir pris de l'EPO et affirmé que tout ce qu'il avait pris «avait été prescrits soit par le médecin espagnol de mon équipe, dont j'ignore le nom, soit par mon médecin personnel qui demeure en Italie». (Avec AFP)

