Stéphane Augé (Cofidis) a remporté vendredi la 7e étape du Tour d'Allemagne. Le Français a parfaitement négocié le dernier kilomètre de course en restant dans la roue de Jens Voigt (CSC) et des autres hommes de tête, avant d'accélérer pour les régler au sprint. Un autre Tricolore, Thierry Hupond (Skil-Shimano), a pris la deuxième place, devant l'Italien Mauro Da Dalto (Liquigas). Linus Gerdemann (Team Columbia) reste solide leader de l'épreuve, et la victoire finale lui tend les bras au terme de cette avant-dernière étape.
Patient, Stéphane Augé (photo AFP). Depuis six ans et son premier succès lors du Tour d'Allemagne, le Français attendait de doubler son compteur. Depuis le début de la 7e étape, il a su prendre son mal en patience et jouer parfaitement les coups. D'abord en ne ratant pas l'échappée du jour, partie au km 30, avec dix autres coureurs. Puis, au terme de cette "balade", en se montrant lucide dans son approche du sprint final au milieu de ses compères. «J'ai su attendre, raconte Augé. Dans le dernier kilomètre, cela partait dans tous les sens, mais je suis resté zen, je ne me suis pas stressé». Jens Voigt (CSC), leader du groupe et vainqueur des deux éditions précédentes, a eu les yeux rivés vers la ligne. Trop, peut-être. L'Allemand en a oublié Augé, malicieusement resté à couvert dans cette agitation, et qui a alors accéléré pour la victoire.
Gerdemann vers la victoire
En en privant au passage Thierry Dupond. «C'était pour moi la dernière chance de gagner une étape sur cette course, je suis donc vraiment très heureux pour moi et pour l'équipe», explique le coureur Cofidis. Un autre coureur avait le sourire à l'arrivée : Linus Gerdemann. Intouchable depuis le début de l'épreuve, l'Allemand a géré son avance au général, bien encadré par ses équipiers. La Columbia n'a jamais laissé l'échappée prendre plus de cinq minutes d'avance, et aucun de ses membres ne présentait de danger. À l'aube du contre-la-montre individuel (34 km), samedi à Brême, le danger de perdre le maillot de leader est minime pour Gerdemann, plus à l'aise que ses poursuivants dans cet exercice. (Avec AFP)

