Pour sa première année au sein du peloton, l'ancien pistard Theo Bos n'a pas encore acquis toutes les subtilités des sprints massifs. Placé dans le final de la dernière étape du Tour de Turquie, le Néerlandais de l'équipe Rabobank a provoqué la chute du leader de l'épreuve, le Sud-Africain Daryl Impey. Gêné par ce dernier lors du dernier kilomètre, Bos l'a attrapé par l'épaule et entraîné dans une chute violente contre les barrières. Le visage en sang, souffrant de coupures à la lèvre, de dents cassées et surtout d'une fracture d'une vertèbre, Impey a néanmoins réussi à remonter sur le vélo pour franchir la ligne d'arrivée.
Impey veut une suspension
De son côté, Theo Bos n'a pas été inquiété par les commissaires de course qui n'ont rien vu d'irrégulier dans son comportement. «D'après les images télé filmées depuis l'hélicoptère, il semble que Theo attire Impey vers le sol. Ceci, je ne le nie pas mais la vérité est différente, explique le directeur sportif de Rabobank Nico Verhoeven. Impey a failli coincer Theo dans les barrières. Celui-ci l'a repoussé avec son bras et lui a fait perdre l'équilibre. Mais il ne l'a pas volontairement fait tomber.»
Face aux critiques, Theo Bos a aussi plaidé innocent lundi sur le site de son équipe: «Ce qui est sûr, c'est que je voulais juste me défendre contre lui. Il s'est rapproché de moi et m'a bloqué contre la barrière. Un de mes pieds a touché la barrière et je l'ai entraîné dans ma chute.» Pas de quoi convaincre Daryl Impey : «Il ne mérite plus de courir et j'envisage d'aller devant l'UCI pour évoquer sa conduite dangereuse.»

En réponse aux internautes, Jean-François Bernard revient sur l'approche d'Andy Schleck...
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