Contrairement à ce qu'avait demandé l'UNFP (syndicat des joueurs), le projet de réforme du conseil d'administration de la Ligue et la menace de grève des joueurs ne figurent pas à l'ordre du jour du conseil fédéral de la Fédération française de football, programmé mercredi.
«Les négociations continuent, pour l'instant la grève n'est pas décidée, argumente le président Escalettes, interrogé par l'AFP. Je pense que les négociations vont aboutir. Il s'agit de la Ligue professionnelle. Pour l'instant nous sommes observateurs, nous n'avons pas à nous immiscer dans ces affaires.» Le patron de la FFF donne l'impression de ne pas vouloir s'emparer de la patate chaude, alors que le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, l'a pourtant placée au centre de cette affaire. «Ce n'est pas moi qui vais décider, avait prévenu l'ancien sélectionneur du XV de France le 5 octobre, il faut que ce soit entériné par la Ligue et surtout validé par la Fédération française de football (FFF), qui est quand même l'institution majeure.»
«On souhaite que le bon sens l'emporte et que l'on évite un mouvement de grève qui serait préjudiciable à l'ensemble du football», prie le président de la FFF. Rien qui ne trouve grâce aux yeux du syndicat des joueurs. «Comment est-ce possible qu'ils ne le mettent pas à l'ordre du jour lors du conseil fédéral alors que la grève débutera dix jours plus tard?», s'est interrogé Philippe Piat, à l'issue d'une réunion du comité directeur de l'UNFP.

