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EQUIPE DE FRANCE

Qualifications Coupe du monde 2010

2008-2009
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FAVORIS, EVIDEMMENT
Par Cédric ROUQUETTE

Malgré leur Euro décevant, la France, et dans une moindre mesure la Roumanie restent les favoris du groupe 7 des qualifications. Mais l'Autriche, la Serbie voire la Lituanie espèrent surfer sur la fragilité présumée des deux équipes pour se frayer un chemin.
Nasri et les jeunes Bleus avaient dominé l'Autriche en mars 2007 au Stade de France (1-0). (L'Equipe)
 
Nasri et les jeunes Bleus avaient dominé l'Autriche en mars 2007 au Stade de France (1-0). (L'Equipe)

Sans doute le parfum exaltant de l'Euro à venir brouillait-il le point de vue. Quand le tirage au sort du groupe de qualifications pour la Coupe du monde 2010 avait eu lieu, le groupe 7, celui des Bleus, devait se résumer à un duel France - Roumanie. Le temps passant, cette impression s'est dissipée, et le schéma retenu aujourd'hui par les Tricolores est celui d'un groupe ouvert entre quatre, voire cinq nations. Pour avoir raté leur Euro, la France et la Roumanie savent que leur marge sur la Serbie, l'Autriche voire la Lituanie s'est réduite. Les Bleus ne vont pas jusqu'à nier qu'ils sont les grands favoris de cette phase qualificative. «Oui, quand même, on a plus de talent, mais ça va être une question d'état d'esprit», explique Jérémy Toulalan. Mais il faut «craindre et respecter tout le monde» dit souligne Lassana Diarra. Etat des lieux, et tentative de hiérarchisation.

1. LA ROUMANIE

Elle reste, sur le papier, le rival le plus serré pour les Bleus, «l'autre favori avec la France», selon Toulalan. Les deux nations sont voisines au classement FIFA. La Roumanie est treizième, la France onzième. Mais l'Euro raté des deux équipes, notamment l'image désastreuse donnée lors de leur duel (0-0), fait d'elles des équipes revanchardes, et en apparence plus fragiles qu'au printemps. «C'est une équipe assez difficile, prévient le milieu lyonnais. On l'a jouée à l'Euro. On n'avait pas été assez offensif et on n'avait pas assez tenté. Mais elle est à notre portée.» La Roumanie reste sur une petite victoire amicale contre la Lettonie (1-0). L'équipe a peu changé depuis l'Euro : Victor Piturca travaille avec le même noyau depuis sa nomination. Les Bleus n'ont pas perdu contre la Roumanie depuis 1972 et n'ont jamais été battus contre elle en match de compétition. Mais gare au calendrier : il faudra aller à Constanta le 11 octobre alors que l'équipe de Piturca aura eu une entrée en matière abordable (contre la Lituanie et aux Iles Féroé).

2. LA SERBIE

Très jeune dans sa version actuelle, la Serbie existe en tant que telle depuis sa partition avec le Montenegro. Son premier match remonte à août 2006. Son bilan est de sept victoires, sept nuls et cinq défaites. Trois d'entre elles sont survenues lors de ses quatre derniers matches. Cela a coûté sa tête au sélectionneur Miroslav Djukic, remplacé par Radomir Antic le mois dernier. Malgré ce bilan, personne ne s'y trompe. Héritière de la Yougoslavie, comptant dans ses rangs des joueurs comme Vidic, Krstajic ou Stankovic, assez armée pour se passer de Kezman, la Serbie représente un danger potentiel. «On ne connaît pas trop, c'est une équipe technique et imprévisible», dit Toulalan, qui souligne aussi : «C'est mieux, pour nous, une équipe qui joue». Trente-troisième au classement FIFA, la Serbie navigue dans les mêmes eaux que la Suède (31e), premiers adversaires des Bleus cette saison (3-2). L'équipe de France n'a perdu aucun de ses matches contre les équipes issues de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie : huit victoires et deux nuls, dont un 3-0 contre la Serbie-Montenegro en 2002. Mais elle doit méditer de vieux et désagréables souvenirs contre l'ex-pays de Tito, avec seulement trois victoires, cinq nuls et sept défaites en matches officiels contre la Yougoslavie depuis 1945. La Serbie s'était qualifiée pour la Coupe du monde 2006 en devançant l'Espagne.

3. L'AUTRICHE

Sur le papier, la nouvelle équipe de Karel Brückner est la cinquième du groupe, classée 101e au classement FIFA, derrière la Lituanie, 54e. Sur le terrain, l'Autriche reste sur un Euro honorable. Malgré sa préparation catastrophique, elle avait vendu chèrement sa peau contre la Croatie (0-1), la Pologne (1-1) et l'Allemagne (0-1). C'est sur cette impression-là que restent les Bleus. «Il faudra répondre, notamment sur le plan physique, dans les duels aériens, à cause de leur grande taille» anticipe Toulalan. Henry confiait récemment à TF1 l'estime que lui avait inspiré l'Autriche lors du tournoi à domicile. Le 2-2 réalisé contre l'Italie en amical, le mois dernier, est une autre invitation à la prudence. Reste que cette équipe a historiquement du mal contre les Bleus. Elle n'a pas battu la France depuis 1970, et depuis la victoire de la belle Wunderteam à la Coupe du monde 1934 (3-2 a.p.), l'Autriche a toujours perdu contre la France en match officiel. Elle vise la deuxième place et il serait imprudent, à cette heure, de ne pas lui accorder ce crédit.

4. LA LITUANIE

Ses états de service ne l'autorisent pas à se présenter comme un candidat à la qualification. Elle n'a jamais participé à la moindre phase finale de grande compétition. Mais, rêvant secrètement d'imiter son voisin, la Lettonie, qualifiée pour l'Euro 2004, la Lituanie fait partie de ces équipes contre lesquelles il est interdit de perdre des points, mais qui vendent très chèrement leur peau. Capable d'arracher le nul contre l'Italie championne du monde (1-1 à Naples, septembre 2006), elle avait tenu le 0-0 contre la France pendant 75 minutes lors des qualifications pour l'Euro (1-0, 2-0). Accident à éviter.

5. LES ILES FEROE

Classés 198es (sur 200) au classement FIFA, adversaire de la France pour la troisième fois en trois campagnes sous l'ère Domenech (16-0 en quatre matches), les Féroé vivraient comme un succès d'avoir un point en dix matches. Impossible d'aller en Afrique sans prendre six points contre les Blonds amateurs.

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