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LIGUE DES CHAMPIONS

Huitièmes de finale aller

2006-2007
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SORTIS INDEMNES DU VOLCAN
Par Cédric ROUQUETTE (à Rome)

L'Olympique Lyonnais a ramené un résultat nul plutôt appréciable de son déplacement à Rome (0-0). Au terme d'un match équilibré et tendu (huit cartons jaunes côté italien), l'OL regrettera d'avoir touché le poteau dès la 8e minute et d'avoir perdu Toulalan pour le match retour.
 
Lyon et la Roma n'ont pu se départager. (L'Equipe)

Ce fut un vrai match de Ligue des champions. Tendu et indécis. Moins fermé que prévu, et d'une intensité telle que la précision technique des artistes en a pris un coup à la fin du match. Il s'est joué sur pas grand chose. Ou plutôt, il ne s'est pas joué, puisque la Roma et Lyon ne se sont pas départagés dans la fournaise du Stade olympique (0-0). Le même score qu'entre l'OL et Milan l'an passé en quart, sauf que cette fois, la manche retour de ce huitième de finale se jouera à Gerland, où Lyon sait généralement y faire. Gérard Houllier devra composer avec la suspension de Jérémy Toulalan, averti à la 49e pour une charge que Totti sut rendre encore plus spectaculaire. Le champion de France repart de la capitale italienne avec le sentiment précieux qu'il poursuit sa montée en puissance sur le plan du jeu, même si l'OL n'emballe pas encore les débats de son rythme insoutenable, comme à l'automne. Il s'envole avec le regret aussi, dans ce match où les situations chaudes se sont équilibrées, d'avoir manqué de réussite sur l'occasion la plus franche. Dès la 8e minute, un coup franc excentré de Juninho était dévié par Taddei sur le poteau gauche de Doni. Il n'y aurait plus jamais de situation aussi propice.

L'AS Roma, de son côté, s'est heurtée en dernier recours à Grégory Coupet et Cris, impeccables remparts lyonnais aux moments où la vivacité des équipiers de Totti s'est exprimée avec le plus d'acuité. C'est dans son tempérament, l'AS Roma a avancé par fulgurances. Dans le dernier quart d'heure de la première période, et autour de l'heure de jeu, notamment. A la 32e minute, le portier lyonnais sut se coucher dans un timing parfait quand De Rossi le menaça à bout portant. Même effort sur deux coups francs puissants de Totti (61e et 73e). Juninho aussi, y alla de quelques mines qui firent le silence parmi les 75 000 tifosi. A la 66e minute, le rebond sur la poitrine de Doni faillit profiter à Fred. Une tentative lobée juste au-dessus (89e) fit planer la peur du finish rhodanien. La victoire n'aurait pas été volée : à tous les scores inutiles du match, Lyon a gagné. Cinq tirs cadrés contre deux. Seize tirs contre neuf. 51% de possession du ballon.

Mais il était difficile de créer de vraies différences dans une partie aussi hachée. Rome sort de ce match avec une valise invraisemblable de huit cartons jaunes reçus. De Mexès à la 3e minute à De Rossi dans le temps additionnel, M. Riley mit un point d'honneur à rester le maître de cérémonie. La moindre faute trop appuyée et la moindre simulation reçurent sanction. En tout, la moitié des joueurs vit le carton. Il fallait aussi cela pour permettre à l'OL de conserver le fil, et ce n'était pas toujours facile face à quelques extraits de la Comedia dell'arte. Malouda reste sans doute le joueur ayant reçu le plus de coups de toute la compétition, comme l'indiquait l'UEFA avant le match. Il aurait pu être un autre type de héros à la 21e minute, quand un double dribble félin sur Ferrari, après un ballon perdu par De Rossi, lui donna l'occasion d'un duel avec Doni. Il poussa trop son ballon. Un petit détail. Comme toujours en Ligue des champions.

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