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LIGUE DES CHAMPIONS

Quarts de finale retour

2006-2007
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UNE AFFAIRE DE SPÉCIALISTES
Par Cédric ROUQUETTE

L'AC Milan atteint les demi-finales de la Ligue des champions pour la troisième année consécutive, en allant battre le Bayern Munich chez lui, au coeur de la première période (2-0, 2-2 à l'aller). Milan - Manchester United et Chelsea - Liverpool seront les demi-finales. Les "Reds" ont assuré l'essentiel contre le PSV (1-0).
 
Clarence Seedorf aura été d'une efficacité impeccable : un but, une passe décisive. (L'Equipe)

Trois clubs anglais en demi-finale

Le présumé meilleur championnat d'Europe, la Premiership anglaise, aura bien placé ses trois premiers représentants en demi-finale de la Ligue des champions. C'est une nouvelle qui ravira moyennement ceux qu'inquiète la perspective d'une ''NBA du foot'' outre-Manche, et son corollaire : l'affaiblissement du jeu ailleurs, là où l'argent coule à flots moins puissants. Mais la principale information de la soirée de mercredi, au lendemain de la fantastique mise au point de Manchester United, c'est bien que les grands clubs ne meurent jamais. L'AC Milan a sorti dans la futuriste Allianz-Arena de Munich le meilleur de sa culture européenne. L'équipe italienne, six trophées dans la vitrine, est allé remporter face au Bayern (2-0) la victoire dont elle avait besoin après le nul (2-2) de l'aller. Elle se place en demi-finale pour la troisième saison consécutive, la quatrième en cinq années, une performance sans équivalent sur la période. Le Bayern, absent des demi-finales depuis 2001, sait que ce n'est pas donné à tout le monde. Même à la traîne en championnat, l'AC Milan n'a pas prévu de s'arrêter là. Les années impaires lui réussissent : victoire en 2003, finale en 2005, année où il n'avait laissé aucune chance à Manchester, son futur adversaire en demi-finale, un peu plus tôt dans la compétition (1-0, 1-0 en 8e).

L'AC Milan a su frapper aux moments, pas si fréquents, où il en a eu l'occasion. C'est exactement la performance contraire de celle réalisée à l'aller, à San Siro. Chez lui, Milan avait impeccablement étouffé le Bayern pendant 70 minutes avant de laisser le Bayern marquer deux fois grâce à son impact physique. A l'Allianz-Arena, il a souffert pendant vingt minutes, a refait surface, puis a à nouveau subi après le repos. Mais le temps d'une petite demi-heure, son impeccable jeu de passes et les éclairs de génie que son maillot a souvent enveloppé ont décidé du sort de ce quart de finale. 27e minute : Milan récupère haut, Kakà transmet à Seedorf, qui se débrouille au milieu de trois défenseurs pour envoyer une frappe sèche entre les jambes de Van Buyten et à droite de Kahn (1-0). 31e minute : Au terme d'une circulation limpide dans la moitié de terrain adverse, Seedorf démarque, sans contrôle, d'une talonnade, un Filippo Inzaghi à la limite extrême du hors jeu. Frappe sans calcul et tendance totalement renversée (2-0). Si ''Pipo'' avait mieux maîtrisé un deux contre deux hyper favorable à la 46e, Milan serait peut-être en train de fêter un résultat aussi frappant que celui de Manchester.

Le PSV n'a pas marqué contre LIVERPOOL en quatre matches

En deuxième période, Milan a endigué la soif égalisatrice du Bayern sans donner l'impression de consentir à être dominé. Mais Van Bommel (71e et 85e) et Pizarro (82e) n'ont pas pu redonner de véritable espoir à un Bayern rattrapé par son manque d'épaisseur récurrent en huitième ou en quart de finale. Franz Beckenbauer avait prévenu, à la télé allemande juste avant le match : son club n'a plus les moyens d'attirer les plus grands talents européens. Cela s'aggravera s'il ne se qualifie pas pour la prochaine C1, ce qui lui pend au nez en Bundesliga. Dans l'autre match de la soirée, Liverpool n'est tombé dans aucun piège contre le PSV Eindhoven. La grande réussite de l'aller (3-0) a été prolongée par une victoire (1-0) sans émotion, sinon celle de l'expulsion du Néerlandais Marcellis (64e), précédant le seul but du match, signé Crouch (69e). En quatre matches cette saison, le PSV n'aura marqué aucun but à Liverpool. Les Reds relèveront en demi-finale le défi de la revanche proposé par Chelsea sur la demi-finale de 2005 (0-0, 1-0). Trois des quatre demi-finalistes de cette année sont d'ailleurs toujours là. L'AC Milan affrontera Manchester United, ''remplaçant'' du PSV Eindhoven de l'époque. Si la finale d'Athènes doit valoir celle d'Istanbul, c'est une bénédiction.

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