LA QUESTION DU JOUR

Sylvain Chavanel gagnera-t-il un jour un grand Tour?

Ajouter l'Equipe : page d'accueil / Favoris
Rechercher
Sur L'EQUIPE.fr
Vous êtes ici : Accueil > Football > LIGUE DES CHAMPIONS

LIGUE DES CHAMPIONS

RETRO 1962

Ligue des champions
Agrandir le texte Réduire le texte Imprimer la page Envoyer à un ami l'article

UNE ÉTOILE EST NÉE

Benfica, le tenant du titre, affronte le 2 mai 1962 à Amsterdam, le Real Madrid, finaliste pour la sixième fois en... sept ans. Cette rencontre va permettre d'estimer enfin la véritable valeur de l'équipe portugaise face au quintuple champion d'Europe, indétrônable entre 1956 et 1960.
 
Eusebio et Coluna entourent Guttmann. (L'Equipe)

Les parcours des finalistes

Le Real Madrid réussit un parcours des plus classiques pour une équipe de son standing avec, à la clef, les éliminations successives du Vasas Budapest et d'Odense. En quarts de finale, les Madrilènes héritent d'un sacré morceau : la Juventus de Sivori et Charles. Ils l'emportent (1-0) à Turin avant de s'incliner sur le même score à Madrid. Le match d'appui a lieu dans un Parc des Princes archi-comble (3-1). Le Real accède ainsi aux demi-finales où l'attend le Standard Liège, qui ne pèse pas lourd (4-0, 2-0). Pendant ce temps, Benfica prend goût à la gloire en éliminant l'Austria Vienne, le FC Nuremberg et surtout un Tottenham au jeu coloré et bouillonnant.

La finale

Ferenc Puskas est toujours là ! Et il le fait savoir à Costa Pereira, le gardien du Benfica, et au public nombreux venu s'entasser dans l'arène d'Amsterdam. Il inscrit la bagatelle de trois buts en 19 minutes (17e, 23e, 38e). Sur les deux premières réalisations, venues de loin, du «Major Galopant», Costa Pereira ne voit rien, ébloui par les projecteurs mal orientés du «vieux» stade Olympique d'Amsterdam. Pourtant, Benfica ne lâche pas prise. Aguas (25e) puis Cavem (34e) permettent même au champion du Portugal de garder espoir. A la pause, les Espagnols mènent (3-2).

Après le repos, la fantasia de Benfica se déchaîne, Coluna, d'un tir tendu des vingt-cinq mètres, trompe Araquistain. Les deux équipes se retrouvent à égalité. C'est le moment que choisit Eusebio, jeune joueur originaire du Mozambique, pour illuminer la partie et démontrer sa puissante de frappe. Dans un premier temps, il «vole en éclat» dans la surface madrilène, il n'a que 20 ans mais déjà du «métier» ! Un penalty lui est généreusement accordé par M. Horn, il se fait justice et donne l'avantage à son club (65e). Trois minutes plus tard, il est à la conclusion d'un coup franc tiré par Coluna. Coup de sifflet final, Eusebio explose de joie, Di Stefano à genoux martèle le sol de ses poings. Le temps du Real Madrid est bien passé !

C'est la finale d'Eusebio. Le lendemain, L'Equipe parle de «...sa férocité de jeune loup, de sa détente animale et de ses tirs fracassants qui ont quelque chose de surnaturel...» Une étoile est née.

La feuille de match

(2 mai 1962 à Amsterdam, Stade Olympique)
BENFICA - REAL MADRID : 5-3 (2-3)
61 257 spectateurs/Arbitre : M. Horn (Pays-Bas)
Buts : Puskas (17e, 23e, 38e) pour le Real Madrid. Aguas (25e), Cavem (34e), Coluna (51e), Eusebio (65e, 68e) pour Benfica.
BENFICA : Costa Pereira - Joao, Germano, Angelo - Cavem, Cruz - José Augusto, Eusebio, Aguas, Coluna, Simoes. Entr. : Guttmann.
REAL MADRID : Araquistain - Cassado, Santamaria, Miera - Felo, Pachin - Tejada, Del Sol, Di Stefano, Puskas, Gento. Entr. : Munoz.

À VOIR AUSSI

haut de page
BOUTIQUE

Rechercher 
Sur L'Équipe
Hot keys
Cliquez-ici !Cliquez-ici !Cliquez-ici !Cliquez-ici !Cliquez-ici !
Cliquez ici.