ERIKSSON CHERCHE LA SOLUTION
Par David MICHEL (le 8 mai)

Qui pour épauler Owen ?
De Newcastle à Brighton, en passant par Liverpool et Londres, l'inquiétude grandit : Wayne Rooney manquera tout ou partie de la Coupe du monde. «Ce serait comme le Brésil sans Ronaldinho ou comme la France sans Henry, déplore le sélectionneur Sven Goran Eriksson. Rooney est l'un des tout meilleurs joueurs dans l'absolu.» Quand Ronaldinho n'est pas là , Parreira a Robinho sous la main. Pas Eriksson. Sur son banc de touche, les postulants ne manquent pas mais aucun n'a démontré jusqu'ici qu'il avait l'étoffe d'un titulaire en puissance. Lors des éliminatoires, Eriksson a toujours fait confiance au duo Rooney - Owen, octroyant seulement quelques miettes de jeu à des seconds couteaux comme Alan Smith (Manchester United), Jermaine Defoe (Tottenham Hotspur), Shaun Wright-Philips (Chelsea), Darius Vassell (Manchester City), Darren Bent (Charlton) et Peter Crouch (Liverpool). Sa paire privilégiée a débuté six fois sur dix. Les autres fois, Eriksson a aligné quatre duos différents, preuve qu'aucune solution ne se détachait vraiment : Owen - Smith, Owen - Defoe, Wright-Philips - Rooney et Owen - Crouch.
Alan Smith, aligné au poste de milieu récupérateur par Ferguson, est blessé depuis de longs mois ; Wright-Philips se morfond à Chelsea (0 but, 10 titularisations) ; Vassell n'a plus été appelé depuis l'Euro 2004 et Bent ne compte, lui, qu'une seule cape. Restent les options Peter Crouch, buteur le 1er mars contre l'Uruguay (2-1), et surtout Jermaine Defoe. Mais l'attaquant de poche de Tottenham, le numéro trois dans l'esprit d'Eriksson lors des éliminatoires, n'a pas été retenu par le Suédois dans sa première liste, le jeune (17 ans) et inexpérimenté (0 match en Championnat et en sélection) Theo Walcott (Arsenal) lui ayant été préféré avec Crouch. Ce dernier part donc pour être titularisé aux côtés d'Owen. La vraie solution pourrait donc venir du milieu, un secteur où l'Angleterre n'a rien à envier à personne. Joe Cole l'a bien senti. Très en verve avec Chelsea, de plus en plus offensif sous la demande de José Mourinho, Cole s'est dit prêt à jouer au sauveur en montant encore d'un cran. «Je serais très honoré de jouer au poste de Rooney. S'il (le sélectionneur Sven-Goran Eriksson) veut que je joue ce rôle, je le ferai. Ce n'est pas un problème.»
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