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COUPE DU MONDE 2006

Le Mexique (Groupe D)

Présentation des équipes qualifiées (28/32)
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LA SURPRISE PROGRAMMÉE
Par David MICHEL (le 27 mai)

Tête de série lors du tirage au sort, le Mexique espère se montrer digne de ce statut en Allemagne. Le sélectionneur Ricardo La Volpe a pioché dans le Championnat mexicain pour composer sa liste et a promis de vaincre la malédiction des huitièmes de finale.
 
Luis Perez, Gonzalo Pineda et Jose Fonseca. (L'Eq.)

87 % des sélectionnés jouent au Mexique

Depuis des mois, le cote du Mexique ne cesse de grimper. Si le Brésil a déjà pris rendez-vous avec le 9 juillet, les Mexicains sont bien placés pour venir bousculer la hiérarchie et prendre modèle sur la Croatie en 1998 et la Turquie en 2002, troisièmes. Très régulière depuis plus de dix ans sur la scène internationale, la sélection aztèque va disputer sa quatrième phase finale consécutive. Quatrième nation au classement FIFA, le Mexique avait été tête de série lors du tirage au sort de décembre. Il ne quitte plus le Top 10 mondial depuis des lustres. Un phénomène étonnant pour un pays dont le principal fait d'armes est d'avoir organisé deux fois la Coupe du monde, et qui ne compte aucune véritable star mondiale. L'équipe nationale, menée d'une main de maître par Ricardo La Volpe, est une composition très latino : 87% des joueurs convoqués sont issus du Championnat mexicain. Hormis le défenseur Rafael Marquez (Barcelone) et les attaquants Jared Borgetti (Bolton) et Guillermo Franco (Villarreal), tous les internationaux évoluent au pays.

Méconnu en Europe, le Championnat mexicain n'a pas grand chose à envier à ses voisins brésiliens et argentins. Comme ce dernier, il est rythmé par un tournoi d'ouverture et un de clôture. Ses plus dignes représentants font des prouesses en Copa Libertadores (Chivas est en quarts) et il est un exil doré pour d'anciennes gloires sur le déclin comme Josep Guardiola (Dorados Sinaloa) ou Claudio Lopez (Cruz Azul), qui ont décidé d'y finir leur carrière. Sportivement relevé, il s'appuie sur une assise financière confortable grâce notamment aux deux plus puissantes chaînes de télévision du pays, propriétaires de quatre clubs. TV Azteca a acheté Monarcas Morelia alors que Televisa s'est payé America, Necaxa et San Luis. Contrairement aux autres Championnats sud-américains, les recruteurs ne viennent pas le piller et ses meilleurs joueurs ne se posent même pas la question d'un départ vers l'Europe. Deux raisons à cela : ils sont très bien rémunérés et souffrent vite de l'éloignement. Tout l'argent des clubs passe dans les salaires des joueurs et des entraîneurs au détriment de la formation, particulièrement négligée.

Le sélectionneur Ricardo La Volpe, ancien gardien de but argentin champion du monde 1978, puise dans ce vivier pour épanouir la sélection aztèque, surnommée El Tricolor, qu'il n'a pas hésité à rajeunir depuis son arrivée en février 2003. Face à la méfiance de la presse, cet homme au caractère volcanique a répondu coup pour coup et a fini par renverser l'opinion en sa faveur après une série de bons résultats (20 matches sans défaite). Habile tacticien, La Volpe peut compter sur une colonne vertébrale solide et expérimentée avec le gardien Oswaldo Sanchez, le défenseur Marquez, le milieu Pavel Pardo et l'attaquant Jared Borgetti, meilleur buteur des éliminatoires toutes zones confondues (14 buts). Son défi : vaincre la malédiction qui entoure la sélection depuis 1994. Eliminé lors des trois dernières éditions en huitièmes de finale, il a promis au peuple aztèque une place en quart de finale. Une entreprise très délicate car, si le Mexique passe le premier tour, il tombera contre un des qualifiés du groupe le plus relevé (D), où devraient sortir l'Argentine et les Pays-Bas.

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