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COUPE DU MONDE 2006

La Suède (groupe B)

Présentation des équipes en lice (18/32)
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ENCORE UN EFFORT
Par Bruno RODRIGUES (le 12 mai)

Qualifiée en tant que meilleur deuxième de la zone Europe malgré un parcours quasi-parfait (huit victoires en dix matches), la Suède tire sa force d'une défense de fer conjuguée à une attaque de feu. Problème : elle ne l'a jamais prouvé face aux grandes nations.
 
Le collectif suédois veut y croire. (L'Equipe)

Une moyenne de trois buts inscrits par match

Depuis son Euro 2000 totalement raté et le rafraîchissement des rangs insufflé par Lars Lagerbäck, la Suède est fidèle à elle-même : efficace et difficile à battre, sans plus. Elle a dû se contenter, lors de ses éliminatoires, du statut de meilleur deuxième pour se qualifier. Certes, les adversaires proposés n'étaient pas les plus dangereux (Croatie, Bulgarie, Hongrie, Islande, Malte). Mais la Suède a impressionné en s'imposant huit fois en dix matches, ne cédant que face à la Croatie (0-1 à l'aller comme au retour), pour terminer finalement avec le même nombre de points que son bourreau (24). La Suède a également fait forte impression en ne concédant que quatre petits buts. Les Rennais Andreas Isaksson et Erik Edman sont les fers de lance d'une défense solide aux côtés des anciens Olof Mellberg (capitaine), ou Teddy Lucic.

Mais c'est bien de l'autre côté du terrain que les Vikings ont marqué les esprits, par leur énorme puissance offensive, où trois joueurs de premier plan sont associés. Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant de la Juventus Turin, véritable révélation de l'Euro 2004, a inscrit sept buts à lui seul. Fredrik Ljungberg, le milieu offensif d'Arsenal, en a marqué autant alors que le Barcelonais Henrik Larsson en a ajouté quatre. Ils ont donc compilé à eux trois plus de la moitié des buts de leur équipe (30 au final). Christian Wilhelmsson, l'ailier droit d'Anderlecht, s'est par ailleurs imposé comme un pion incontournable, comme le Rennais Kim Källström, remarqué entre autres grâce à ses performances en club.

Confirmer contre les gros

Il manque à cette génération l'essentiel : confirmer face aux meilleurs. La seule équipe ambitieuse de sa poule éliminatoire, la Croatie, lui a fait mordre la poussière. En 2002, les Suédois sont sortis premiers de leur groupe grâce à une victoire sur le Nigeria (2-1) mais n'ont pu accrocher ni l'Argentine (1-1) ni l'Angleterre (1-1) à leur tableau de chasse, avant de céder en huitième face au Sénégal, après prolongation (1-2). L'Euro 2004 fut une répétition. La Suède a une nouvelle fois terminé première de sa poule en dominant la Bulgarie (5-0) mais n'a pu faire plier ni l'Italie (1-1) ni le Danemark (2-2). Elle est tombée en quart de finale contre les Pays-Bas, aux tirs au but (0-0, 4-5).

Les matches de préparation n'ont pas rassuré grand monde. L'équipe B n'a battu ni l'Arabie Saoudite (1-1) ni la Jordanie (0-0), en janvier. L'équipe-type a sombré face à l'Irlande, à Dublin (0-3), en mars. L'expérience accumulée depuis 2000 pourrait cependant permettre aux protégés de Lagerbäck de franchir cette fois un nouveau pallier. L'Italie (en 1982) et la France (en 1998), toutes deux championnes du monde, ont déjà montré que la réalité d'une préparation manquée n'était pas celle de la compétition. Olof Mellberg, le capitaine, est confiant. «La clé de notre succès est la continuité. Je crois pouvoir affirmer que le football suédois vit l'une des meilleures périodes de son histoire». Seule une bonne Coupe du monde le dira.

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