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EURO 2004

DEMI-FINALE

2004
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HEROÏQUES

La République tchèque, largement favorite de cette demi-finale inattendue, a elle aussi mordu la poussière (0-1, but en argent). Rapidement orphelins de Pavel Nedved, Rosicky et les siens ont été incapables de trouver cette fluidité dans le jeu qui avait fait leur force depuis le début de la compétition. La Grèce, sans pression, a réussi son incroyable pari en développant, quant à elle, son véritable jeu. A la dernière minute de la première période de la prolongation, et à la faveur du but en argent, Dellas a envoyé les siens en finale. Le rêve continue...
La joie du buteur, Dellas. (Reuters)
 
La joie du buteur, Dellas. (Reuters)

C'est sans pression que la Grèce, véritable surprise de cet Euro, entre dans le match. N'ayant encore jamais gagné la moindre rencontre dans une phase finale (Euro ou Mondial) jusqu'à cet été, les Grecs, auteurs d'un parcours extraordinaire, n'ont rien à perdre. Fidèles à leur jeu, les coéquipiers de Zagorakis parviennent à gêner le collectif tchèque d'ordinaire si bien huilé, mais rapidement orphelin de sa plaque tournante, Pavel Nedved, sorti à la 38e sur blessure.

Les coéquipiers de Rosicky, contrairement à leurs habitudes, entrent dans le match pied au plancher. Mais ils peinent à trouver cette fluidité qui fait leur force depuis le début de la compétition. On assiste alors à une véritable partie d'échecs. Faute de pouvoir enflammer le match, ils préfèrent essayer d'aspirer les Grecs en leur laissant l'initiative du jeu pour mieux les contrer. Les protégés de Rehhagel en profitent pour placer quelques contres opportuns sans toutefois tomber dans le piège qui leur est tendu. L'équipe reste en effet parfaitement en place, formant comme à son habitude un véritable bloc chargé en priorité de couper les dangereux Rosicky et Smicer du ballon et de museler Baros.

Koller et les siens, auteurs de fins de match en trombe depuis le début de la compétition (5 de leurs 10 buts ont été marqués dans les 20 dernières minutes et leurs trois succès en poule ont été acquis après avoir été menés), n'arrivent cette fois pas à se sortir des mailles du filet.

Les Grecs, confiants avant le match, continuent de croire en leurs chances. Ils attaquent cette prolongation en prenant seuls l'initiative du jeu. L'adversaire ne suit plus. Si les occasions ont été plutôt tchèques pendant le temps réglementaire, elles sont désormais quasiment uniquement grecques.

Smicer et les siens s'apprêtent alors à changer de camp quand Dellas surgit au premier poteau pour catapulter le ballon au fond des filets. Le dénouement est cruel pour les Tchèques. Le but en argent peut-être contraire à l'esprit du jeu. Mais, à tous ceux qui pensaient encore que le parcours de la Grèce était un accident, la réponse est cinglante.

Prochain match, dimanche, pour la finale face au Portugal. Le vainqueur, quel qu'il soit, entrera dans l'histoire.

BOUTIQUE

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