LE PORTUGAL TOUCHE LE FOND

Deux ans après sa Coupe du monde manquée en 2002, le Portugal avait soif de revanche et se voyait offrir une belle occasion en accueillant la phase finale de l'Euro. Mais cela n'a pas suffi aux joueurs entraînés par le Brésilien Scolari pour s'imposer et réussir leur entrée dans le tournoi. Dès la 7e minute, Karagounis profitait d'un ballon perdu au milieu de terrain pour ouvrir la marque d'un tir au ras du poteau (0-1).
La défense portugaise était complétement dépassée. Charisteas faillit même doubler la mise deux minutes plus tard. Fyssas l'imitait quelques instants après, mais sa reprise de volée passait au-dessus. Les nerfs portugais lâchaient peu et à peu. Monsieur Collina veillait.
Malgré les tentatives désespérées de Luis Figo, et un beau coup franc capté par Nikopolidis (45e+1), le score ne bougeait pas jusqu'à la mi-temps. Cette situation ne pouvant pas durer, Scolari fit entrer Cristiano Ronaldo et Deco. Ce qui ne changea strictement rien à la mainmise grecque sur la rencontre. Pire même, à la 50e minute, Cristiano Ronaldo fauchait Seitaridis dans la surface, penalty incontestable et incontesté. Bassinas prenait Ricardo à contre-pied (51e). Le Portugal avait fini de rêver, ridiculisé par onze grecs euphoriques. Le but inscrit de la tête par Cristiano Ronaldo ne changeait rien à l'affaire (90e+3). Le Portugal a raté son départ !
L'Espagne a réussi son entrée dans la compétition. Samedi soir, à Faro, les coéquipiers de Raul ont logiquement battu des Russes peu inventifs. Dès la 2e minute, Raul avait une première occasion, mais croisait trop son tir. Vicente restait très actif sur le côté gauche. Les Russes ne lachaient pas prise et durcissaient le jeu, obligeant Monsieur Meier à sortir quatre cartons jaunes. Peu après la demi-heure de jeu, Ovchinnikov repoussait un tir de Fernando Morientes (36e). Une minute plus tard, Alenitchev échouait devant Iker Casillas. Après la reprise, Raul (52e) et Puyol (53e) étaient à deux doigts de conclure.
Juste avant l'heure de jeu, Saez remplaçait Morientes par Valeron et Ruben Baraja par Xabi Alonso. Choix heureux puisque Valeron ouvrait la marque 36 secondes après son entrée sur la pelouse. Les Espagnols se libéraient et marquaient leur emprise sur la fin de la rencontre. A deux minutes de la fin, Sharonov recevait un deuxième carton jaune, synonyme d'expulsion. Le match était déjà bouclé, pour la plus grande joie des espagnols.














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