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COUPE DE LA LIGUE

Finale

2007-2008
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PARIS SOURIT ENFIN
Par Bruno RODRIGUES, au Stade de France

Relégable en Championnat, le Paris-SG s'est offert une bonne bouffée d'oxygène en s'adjugeant la Coupe de la Ligue, samedi soir au Stade de France face à Lens (2-1). Une victoire au forceps, arrachée dans le temps additionnel grâce à un penalty de Bernard Mendy, mais ô combien précieuse dans l'optique du maintien. Pour les Lensois, 17es en L1, la fin de saison s'annonce des plus tendues.
Pedro Miguel Pauleta a inscrit son 42e but en 39 matches de coupe. (L'Equipe)
 
Pedro Miguel Pauleta a inscrit son 42e but en 39 matches de coupe. (L'Equipe)

Paris respire encore. A la peine en Championnat, où il occupe une inquiétante 18e place, le Paris-SG a su trouver les ressources nécessaires pour arracher la Coupe de la Ligue face à Lens à la toute dernière minute du temps additionnel (2-1). Son premier titre de l'ère post-Canal +, qui lui vaudra de jouer la Coupe de l'UEFA l'an prochain, qu'il soit en L1 ou pas. Le but de la délivrance a été inscrit par Bernard Mendy, sur un penalty litigieux, venu sanctionner une prétendue faute de Vitorino Hilton sur Peguy Luyindula dans la surface (90e+3). Un final en feu d'artifice pour les Parisiens mais on ne peut plus cruel pour des Lensois accrocheurs, surtout après le repos. Cette troisième Coupe de la Ligue, qui fait désormais de Paris le club le plus capé de la compétition, devrait faire un bien fou au club de la capitale dans sa quête de maintien. Pour les Lensois, en revanche, le réveil dominical s'annonce quelque peu difficile. A en juger par les déclarations à chaud de Jean-Pierre Papin, qui n'a pas hésité à déclarer que «M. Duhamel leur avait volé cette finale», la pilule aura du mal à être avalée.

Pauleta réussit ses adieux

On dit souvent que les grands joueurs répondent toujours présent dans les grands rendez-vous. Nul doute que Pedro Pauleta, le buteur du Paris-SG, est l'un de ceux-là. Malgré une saison en tous points douloureuse, l'Aigle des Açores, titularisé par Paul Le Guen, a une nouvelle fois endossé le costume du héros en ouvrant le score pour les siens d'une petite louche aussi spectaculaire qu'inspirée (19e). Son 42e but en... 39 matches de coupe, rien que ça. C'est déjà lui qui avait fait trembler le bruyant public lensois sur un service parfait de Diané détourné de justesse par Coulibaly (6e). Côté lensois, Maoulida avait lui aussi mis ses habits de lumière, envoyant notamment une frappe enroulée du droit qui prenait le chemin de la lucarne de Landreau, auteur sur le coup d'un arrêt de grande classe (28e). Dominateurs dans l'ensemble, les Parisiens rejoignaient les vestiaires à la pause avec un avantage au score assez mérité.

Vexés, les Lensois revenaient sur le pré avec d'autres ambitions. Volontaires, appliqués, et très vite dominateurs, les protégés de JPP ne mettaient que sept minutes pour égaliser, par Carrière, d'une frappe croisée du droit millimétrée (52e). Tout restait à faire pour les deux équipes. Boostés après l'ouverture du score de Pauleta, les Parisiens accusaient cette fois le coup et s'apprêtaient à souffrir face aux assauts lensois. Toifilou Maoulida, dans tous les bons coups, donnait du fil à retordre à Camara et consorts. Paris pliait mais ne rompait pas. Chaque candidat se voyait alors offrir la balle de match. Monterrubio, d'une puissante frappe du gauche, trouvait le poteau de Landreau (69e). Puis Diané, bien servi par Luyindula, butait sur Le Crom (83e). La suite allait forcément se jouer en prolongation, voire plus. C'était sans compter sur la pugnacité de Luyindula, accrocheur face à Hilton avant de s'écrouler dans la surface. Pour 48 heures au moins, avant de se reconcentrer sur le Championnat, le Paris-SG s'est offert le luxe de pouvoir sourire. Pauleta aussi. Pour sa quatrième finale en club, toutes gagnées, le capitaine parisien s'est déjà offert des adieux à la hauteur de son talent, à condition que le club sauve sa peau parmi l'élite. Pour Lens, 17e et premier non-relégable, la fin de saison s'annonce en revanche plutôt pénible.

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