
A force de trop longtemps ouvrir grands ses bras, dame Ligue des champions risque de se lasser et de changer d'avis. Battu à Bollaert par un PSG réaliste et suffisamment solide pour résister à une sacrée tempête au milieu de la deuxième période (1-2), le RC Lens a encore manqué une belle occasion, après la venue de Sedan (1-1) et un déplacement à Auxerre (1-0), de prendre une option quasi-définitive sur la deuxième place finale, en Ligue 1.
«On a pris un but d'entrée de jeu, ce qui est un peu notre habitude en ce moment», analyse Gervais Martel, le président artésien. «Au niveau mental, ça met les pendules en sens inverse, c'est difficile de prendre un but comme ça contre le vingtième. C'est une déception pour le public. On ne peut pas dire que les joueurs aient baissé les bras. Il ne faut pas non plus remettre en cause la victoire de Paris. Pour le dernier du championnat, cette équipe s'est bien battue.»
Il reste donc huit rencontres aux Sang et Or pour préserver leur place de dauphin de Lyon. Huit matchs «au couteau» d'après celui qui dirige le club nordiste depuis 1988. «On va les jouer. Il ne faut pas se laisser abattre même s'il est vrai qu'on manque trop de buts depuis quelques temps. On a des occasions mais on ne les met pas. Il reste huit matchs, à nous d'aller chercher les points. Il nous manque de gagner les matchs pour retrouver la confiance. On est toujours deuxième.» «Ca fait longtemps que je sais que ça va être chaud jusqu'au bout, cela se confirme ce soir », ajoute Francis Gillot, l'entraîneur lensois. Et Paris dans tout ça ? Martel : «Le PSG ne descendra pas. On le sait déjà . On a vu beaucoup d'équipes plus nulles que Paris cette saison. Qui disait que la Ligue 1 n'était pas intéressante ? » - Olivier Maillard, au Stade Félix Bollaert de Lens.

