
On croirait, en l'écoutant, qu'il a vécu en France toute sa vie, tellement son français est quasi-parfait. Dans l'hôtel Montana de Tignes, où l'OL prépare sa nouvelle saison, Honorato Ederson se confie. Avouant notamment qu'il avait hâte d'arriver à Lyon, six mois après la signature de son contrat.
«Ederson, comment se déroulent ces premiers jours à l'OL ?
Très bien. On travaille dur et beaucoup avec trois séances par jour. Mais ça paiera durant la saison. L'ambiance est bonne, ça m'a fait plaisir de retrouver Juninho, Cris, Fred, Fabio Santos ou encore Hugo Lloris, avec qui je partage la chambre lors des mises au vert depuis deux ans. A Nice déjà , j'avais pas mal parlé de Lyon avec les anciens Lyonnais Balmont, Hellebuyck, Job ou encore Eric Roy. Ils m'avaient parlé de la ville et donner des conseils pour choisir ma maison.
Vous avez signé à Lyon en janvier. Depuis, ça n'a pas été trop long ?
(Sourires) J'ai été patient. J'ai tout fait pour rester concentré et bien finir la saison avec Nice. Au fond, c'est vrai, il y avait une sorte d'impatience de rejoindre Lyon plus tôt. Maintenant que c'est fait, je suis tout simplement heureux d'être ici.
On parle de vous comme le successeur de Juninho. Ça vous met une pression supplémentaire ?
Non, car je ne vois les choses comme ça. Je ne suis pas venu à Lyon pour être le successeur de Juninho. Je l'admire beaucoup et j'ai énormément de respect pour lui. Je suis venu ici pour m'éclater, prendre du plaisir et progresser. Mais aussi donner de la joie aux supporters et rendre au club la confiance qu'il m'a accordée. Enfin, j'ai pour ambition de franchir des paliers et de gagner des titres.
Jouer aux côtés de Juninho vous semble-t-il possible ?
Pourquoi pas ? On a des caractéristiques différentes. Je suis un peu plus offensif que lui. Quant à savoir si on sera aligné tous les deux au milieu, il faut poser la question au coach. Je suis à sa disposition. Je suis là , il peut me faire jouer à n'importe quelle position. A Nice, j'ai évolué à plusieurs postes. Ça m'a fait progresser. A Lyon, il n'y a pas les mêmes exigences. Il faudra être très fort autant défensivement qu'offensivement. Je veux jouer un maximum de matches mais je suis aussi prêt à faire preuve de patience pour devenir titulaire.
Jouer à Lyon peut-il être un tremplin pour la sélection brésilienne ?
Je l'espère. En tout cas, la Seleçao est un objectif. C'est même un rêve. Je vais continuer à travailler pour avoir un jour, pourquoi pas, un appel du sélectionneur.
Il n'y en a jamais eu ?
Non, mais je sais que je fais partie de la présélection de 50 joueurs pour les Jeux olympiques. Si je suis appelé, il n'y a pas à hésiter, il faudra y aller.
Quitte à rater le début de saison avec l'OL ?
Ce ne serait pas l'idéal, c'est sûr, mais au Brésil, le foot est une religion. C'est difficile de refuser une sélection. Et ce serait un bonheur de jouer avec la Seleçao pour tenter de conquérir le seul titre qui manque à son palmarès.»
Recueilli à Tignes par Sylvain LARTAUD

