Santos Mirasierra est-il, selon l'expression de son avocat, le premier prisonnier politique de l'histoire du sport ?
| Oui | 60% | |
| Non | 35% | |
| Nsp | 5% |
Après un début de saison plutôt positif, mais pas encore tout à fait convaincant (deux victoires et une défaite), les Girondins auront à coeur de montrer dimanche à Lille (17h00) un visage plus séduisant et plus réaliste. Animés de réelles intentions de jeu, ils savent toutefois qu'ils auront sur leur route un adversaire coriace mais en difficulté (19e, 1 point), et lui aussi en quête d'efficacité.
C'est avec détermination, mais également précaution, que les Aquitains aborderont l'échéance. « Nous allons développer notre jeu, en essayant de marquer des buts, tout en sachant que nous jouerons à Lille l'un des matches les plus difficiles du Championnat, en raison de la rigueur tactique et défensive, et même de la capacité à souvent attaquer en contres, prévient un David Bellion averti. Les joueurs sont toujours très bien placés, ce qui risque de ne pas nous laisser beaucoup d'espaces, ajoute-t-il méfiant. Mais nous essaierons de percer cette défense et de prendre un ou trois points. »
Blanc : «Ce ne seront ni Ballack, ni Anelka, ni Lampard en face»
Pour Yoann Gourcuff, l'analyse diffère peu. « Le LOSC est un peu en difficulté en ce moment, comme cela s'est vu à Rennes où il a été battu sur le fil (2-1). Mais cette équipe est délicate à manoeuvrer et il est difficile de la mettre en danger. Elle est bien en place, physiquement performante et demeure bien organisée, précise l'ancien Milanais. A nous d'être intelligents dans nos déplacements et dans notre manière de jouer pour les faire courir beaucoup, afin qu'une éventuelle fatigue puisse nous laisser des espaces, renchérit-t-il avec malice. Sans oublier de faire preuve de plus de présence devant le but. » Car c'est bien là que le bât blesse actuellement du côté bordelais. Et ce, non parce que les attaquants ne parviennent à se procurer des occasions, mais plus parce qu'ils tardent à rapidement les bonifier, comme le souligne Jussiê, de retour dans le groupe. « Nous devrons nous atteler à garder la possession de la balle, parce que c'est ce que Laurent (Blanc, NDLR) demande, indique le Brésilien. Après, nous devrons essayer de concrétiser les occasions que nous procurons, comme l'a par exemple fait Paris face à nous (1-0, 2e journée). Nous devons essayer de réaliser, là -bas, ce que nous faisons parfois à la maison, à savoir marquer le plus vite possible. »
Mal classé, le onze de Rudi Garcia risque, selon Blanc, de connaître dès ce week-end la « pression du résultat », ce qui incite le "Président" à mettre les siens en garde. « Si l'on n'est pas motivé pour jouer à Lille, mieux vaut ne pas y aller, clame-t-il avec autorité. Nous devons affirmer nos prétentions et nos ambitions. Et dimanche, ce ne seront ni Ballack, ni Anelka, ni Lampard en face (en référence au tirage au sort de la C1), mais Cabaye, Rami ou Béria qui nous attendront. Alors, ne confondons pas le match. » Ni l'objectif. - Laurent BRUN, à Bordeaux.

