Philippe Mexès est désormais chez les Bleus comme à la maison. Aussi épanoui qu'à Rome, son club. C'est ce qu'il confie, vendredi, à L'Équipe, à la veille d'Autriche - France, qu'il disputera en défense centrale aux côtés de William Gallas. «J'ai travaillé sur moi-même pour m'impliquer différemment, après avoir parlé avec le coach», dit l'ex-Auxerrois dans un entretien accordé au quotidien. Une discussion entre lui et Raymond Domenech, à Tignes, lui a permis de briser la glace avec le sélectionneur. «Je lui donnais une image négative, involontairement» dit Mexès qui reconnaît avoir «fait aussi des erreurs» dans la gestion de sa carrière internationale.
«Pas tant sur le comportement, précise-t-il, parce que je me suis toujours bien comporté, mais sur ce que je dégageais, sur cette impression de ne pas me sentir comme à la maison...» Pourtant ses deux dernières titularisations en équipe de France n'ont pas été inoubliables, notamment en Suède (2-3), le mois dernier. «À Göteborg, j'étais très heureux de pouvoir disputer le match mais il y avait beaucoup d'attentes, même au sein de ma famille, et inconsciemment, j'ai ressenti une pression qui n'était pas évidente à gérer. (...) C'était aussi la première fois que je me sentais aussi impliqué dans l'effectif» À vingt-six ans, l'ex-prodige comparé à Laurent Blanc n'a plus de temps à perdre. «Ce n'est pas maintenant ou jamais, mais pratiquement...»
Mexès, «J'ai aussi fait des erreurs», à lire vendredi dans L'Équipe

