Santos Mirasierra est-il, selon l'expression de son avocat, le premier prisonnier politique de l'histoire du sport ?
| Oui | 60% | |
| Non | 35% | |
| Nsp | 5% |
La lourde et surprenante défaite de l'équipe de France samedi à Vienne contre l'Autriche (3-1) a rendu notre consultant Angel Marcos très critique envers les protégés de Domenech. Les Bleus, très fébriles sur coups de pied arrêtés, n'ont pas su jouer collectivement. Le jeu a beaucoup trop penché à gauche et il a manqué un meneur de jeu pour diriger les opérations.
« Le moins que l'on puisse dire c'est qu'avec cette défaite, on n'a pas avancé d'un pouce. L'équipe de France a perdu contre une formation autrichienne très faible et sans beaucoup de joueurs de qualité. D'abord, le début de match a été très surprenant : on ne s'attendait pas à un départ aussi incohérent avec des erreurs calamiteuses sur coup-francs. De telles erreurs, c'est terrifiant et très pénalisant. Sur le premier but, Mexès ne regarde pas le ballon et il est au départ cinq mètres derrière les autres. A aucun moment, l'équipe de France n'a fait preuve de qualité. Les Bleus n'ont pas su bien utiliser le ballon avec notamment beaucoup trop de passes latérales. Ils n'ont pas su proposer de la créativité. Pourtant, ce qui est en cause, ce n'est pas la qualité des joueurs mais plutôt le jeu collectif. Individuellement, les joueurs sont bons. Mais ensemble, ils sont incapables des titiller leurs adversaires, de faire les bons appels... C'est vraiment le plus grave.
Personne pour diriger le jeu
Comme la meilleure paire est encore Nasri - Benzema, le jeu a énormément penché à gauche. Du coup, Govou s'est retrouvé beaucoup trop souvent esseulé sur son côté droit. Et les milieux n'ont pas réussi à suivre leurs attaquants. Ce sont des choses que l'on a déjà vu par le passé, c'est inquiétant. Sur 90 minutes, il y a quand même eu un quart d'heure que l'on peut qualifier de potable. C'était à l'heure de jeu, lorsque Govou a réduit le score. Mais il faut reconnaître qu'à ce moment-là les Autrichiens ont baissé de pied. Ils étaient fatigués. Il y avait côté français plus de présence et davantage de mouvement. Mais cela n'a pas duré. Car cette équipe évolue sans patron. Il n'y a personne pour diriger le jeu. Les Bleus n'ont pas d'idée.
Se regarder dans les yeux
La Serbie arrive au Stade de France mercredi et il n'y a pas de temps à perdre. Ce qui me parait important, c'est de repenser le collectif. L'équipe de France doit se focaliser sur ses problèmes avant de penser à ses adversaires. Les Bleus doivent se regarder dans les yeux. L'équipe a besoin d'un rééquilibrage et la solution ne peut-être que tactique. Gallas et Mexès doivent chacun trouver leur place dans cette nouvelle défense et Toulalan peut très bien jouer tout seul à la récupération. Il n'a pas besoin de Diarra à ses côtés. Un meneur de jeu serait par exemple beaucoup plus utile. »

