Après une blessure aux cotes en sélection début septembre, puis une rechute à l'entraînement fin septembre avec l'OL, Fabio Grosso (Photo L'Equipe) retrouve enfin la compétition avec l'Olympique lyonnais. «Je suis très content de revenir car quand on ne peut pas jouer, ce n'est pas facile, explique-t-il. Si je suis à 100% ? Non, car ça fait un mois et demi que je ne joue pas. Mais cela fait deux semaines que je m'entraîne avec le groupe, donc je suis prêt. Après, si je suis à 89 ou 99%, je ne sais pas.»
A un poste qui a suscité beaucoup de commentaires et d'interrogations ces dernières semaines, le latéral gauche lyonnais sait son retour attendu. «Je sais ça depuis longtemps. Quand on joue à l'OL, on doit être prêt à faire toujours mieux. J'ai confiance en moi et je n'ai pas besoin d'être attendu pour l'être.» Pour Claude Puel, qui dit ne pas avoir trouvé le temps long sans lui, le retour de Grosso n'est pas exactement un soulagement. «C'est bien que Fabio puisse reprendre. On va voir maintenant à quel niveau il se situe, notamment en termes de rythme, et s'il peut enchaîner les matches. Ce n'est pas Fabio Grosso qui va faire la différence, c'est le collectif !», insiste le coach lyonnais.
Le champion du monde italien ne s'amuse d'ailleurs pas à juger le comportement de l'équipe en son absence. «Je ne le fais pas le journaliste !», répond-il avant tout de même de développer : «L'équipe a très bien débuté la saison. On est passé au travers sur un seul match, à Rennes (0-3). On veut montrer que c'était un accident. Après, on ne peut pas prétendre ne jamais encaisser de buts.» Grosso souhaite profiter de la venue de Lille pour remettre les pendules à l'heure. «Il y a des gros matches tous les trois jours qui arrivent. On veut désormais rentrer dans la routine de la victoire.» - S.L., à Lyon

