Encore manqué. Après le match nul de son équipe à Valenciennes (2-2), c'est un Francis Gillot calme mais quelque peu déçu par une deuxième période mal maîtrisée par ses joueurs qui est venu s'exprimer en salle de presse.
«C'est compliqué, a-t-il déclaré. On a eu la maîtrise en première période, on marque presque logiquement même si le premier but vient d'une erreur de Valenciennes. En deuxième mi-temps, on fait n'importe quoi pendant quinze minutes. On s'est fait punir tout de suite. C'est logique. Après, on mérite de revenir dans le match avec notre égalisation à deux partout. Sur la fin, j'ai vu des choses intéressantes avec des occasions. Malheureusement, ce n'est pas rentré. J'estime quand même qu'il y a 1h10 de contenu plus que correct.»
Le trou d'air vécu par ses protégés, qui ont pourtant terminé la rencontre en avantage numérique après l'expulsion de Jonathan Lacourt (72e) suite à deux cartons jaunes, il l'explique par le climat particulier qui régnait à Nungesser. «Les supporters valenciennois ont commencé à faire des ola, des olé (NDLR : Valenciennes peinait et Sochaux menait) et certains de mes joueurs se sont enflammés, ont cru que nous étions au Nou Camp. A l'arrivée, nous sommes contents d'égaliser mais il y a un sentiment d'inachevé. Un point plus un point, ça fait du bien mentalement mais pas ce qu'il nous faut au niveau comptable. Nous ne sommes loin mais on fait toujours une ou deux petites erreurs qui nous coûtent cher.»
Des erreurs qu'il ne faudra pas renouveler à Bonal, face à Bordeaux, à l'occasion de la prochaine journée de championnat. Sochaux n'avance presque pas, comme Valenciennes. - O. Mai. (à Valenciennes)

