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LA CHRONIQUE DE SEBASTIEN BOURDAIS

Au coeur de la F1

Réaction après le Grand Prix du Japon
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«UNE SANCTION INJUSTE»

Sébastien Bourdais est passé par tous les sentiments au Mont-Fuji, en croyant se classer 6e avant d'être rétrpgradé hors des points en raison d'une pénalité. Mais le Manceau, satisfait des performances de sa voiture, est ambitieux pour le Grand Prix de Chine.
Sébastien Bourdais a eu une fausse joie en terminant 6e, avant d'être rétrogradé. (L'Equipe)
 
Sébastien Bourdais a eu une fausse joie en terminant 6e, avant d'être rétrogradé. (L'Equipe)

«Je n'étais jamais venu au Japon avant le week-end dernier pour le Grand Prix. J'ai juste eu le temps de visiter un peu Tokyo mercredi soir avec mon copain Benoit Tréluyer, qui court et vit ici. Il m'a raconté quelques trucs mais nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour découvrir davantage. Tokyo, c'est marrant, cela m'a rappelé les Etats-Unis, mais avec plein de Japonais. Quant à la région autour du circuit, je pourrais continuer la comparaison ainsi, cela me fait penser à l'Autriche mais avec plein de Japonais. En tout cas, c'est très dépaysant. J'imagine la surprise pour les pilotes et les écuries quand elles sont venues courir ici il y a 30 ans. Je pense qu'on pouvait vite se retrouver perdu, sans aucun repère, car tout était écrit en japonais... Et les Japonais, ils sont étonnants, ils nous font des cadeaux, comme ça, c'est très gentil.

«Avec cette voiture, nous nous devons finir dans les points à chaque course»

Le circuit de Mont-Fuji est intéressant, avec du caractère, avec du relief. Il est aussi assez complexe concernant les réglages à définir pour la voiture, car il alterne virages lents puis rapides ainsi que cette très longue ligne droite. Il ne faut pas se louper, notamment pour le dernier virage, sinon on traîne ce handicap sur toute cette longue ligne droite. Même si elle est très longue, cette ligne des stands, on ne s'ennuie pas, car en F1 ça va vite, quand même. On pensait, avant la course, être mieux en Chine qu'au Japon et en fait, ma Toro Rosso a été bien tout le week-end. Il est clair qu'avec cette voiture maintenant, nous pouvons et nous devons finir dans les points à chaque course.

Au Mont-Fuji, j'ai été tout le temps dans le rythme de Sebastian Vettel, ça m'a fait plaisir et c'est important, car ton équipier est la première personne avec laquelle on peut t'évaluer. Pour moi, en ce moment, c'est essentiel car mon équipe n'a pas encore décidé si elle me gardait l'année prochaine. C'est pourquoi j'étais très déçu dimanche après la course, quand j'ai appris que j'étais pénalisé par les commissaires de 25 secondes, dans l'affaire avec Massa, quand je me retrouve en piste avec lui en sortant des stands après mon dernier ravitaillement. Je trouvais cela injuste car je ne pensais pas avoir mal fait. Et puis tout ce bilan positif, ce rythme durant le Grand Prix, ces moments chauds à résister à Massa quand il était derrière moi, même mes premiers tours en tête du Grand Prix -certes au gré des ravitaillements- j'avais du mal à m'en satisfaire car je sais que tout cela, on ne s'en souviendra plus dans quelques jours, on ne se rappellera que de ma 10e place au final, pas de la 6e. C'est un peu dur, car tout cette saison, il m'est arrivé de connaître de bonnes occasions mais qui ne vont jamais jusqu'au bout. Enfin... Laurent Mekies (le responsable des développements techniques) pense que le circuit du Grand Prix de Chine devrait nous être plus favorable que celui du Japon, alors... On va voir, dès ce dimanche.

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