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Championnat du monde de F1

GRAND PRIX DE HONGRIE

Saison 2008 - 11e GP - Budapest
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KOVALAINEN SORT DE L'OMBRE
Par Hugues SIONIS

Lewis Hamilton était attendu mais c'est finalement son coéquipier chez McLaren Heikki Kovalainen qui s'est imposé au terme d'un Grand Prix à rebondissements. Le Finlandais a profité de l'abandon de Felipe Massa dans les derniers tours pour remporter son premier succès, devant l'Allemand Timo Glock (Toyota) et son compatriote Kimi Räikkönen (Ferrari).
A Budapest, Heikki Kovalainen est devenu le 100e vainqueur d'un Grand Prix en F1. (Reuters)
 
A Budapest, Heikki Kovalainen est devenu le 100e vainqueur d'un Grand Prix en F1. (Reuters)

Le Hungaroring serait-il propice aux exploits ? Si certains trouvent le circuit de Budapest trop exigeant, car très sinueux et étroit, il a en tout cas le mérite de réussir à d'autres. En 2003, Fernando Alonso y remportait sa première victoire en Grand Prix, la première d'une longue série. Heikki Kovalainen, lui aussi vainqueur dimanche de son premier succès là-bas, trouve sans doute désormais bien à son goût le tortueux tracé hongrois. «C'est fantastique. C'est un très joli moment que je garderai en mémoire toute ma vie». Et pourtant, ce bien «joli moment» a failli ne jamais avoir lieu. Parti deuxième sur la grille de départ aux côtés de son leader Lewis Hamilton, l'équipier modèle n'a pas su tenir son rang. Du moins pas à cet instant. Positionné sur la bonne trajectoire, Felipe Massa a surgi dès les feux rouges éteints pour griller la politesse en bout de ligne aux deux Flèches d'Argent. La course était lancée. Elle promettait d'être longue.

Hamilton crève, Massa abandonne

Car sur un circuit où les dépassements sont quasiment impossibles, les McLaren-Mercedes ont rapidement compris qu'elles ne parviendraient pas à reprendre, sur la piste, la première place au Brésilien. Elles se sont contentées de rester à distance. Un choix par défaut, qui s'est finalement avéré payant. Au quarantième tour pourtant, Ron Dennis, le manageur de l'écurie anglaise, a bien cru que tout espoir de victoire était perdu. Et pour cause, son protégé Hamilton, victime d'une crevaison lente, était contraint d'observer un arrêt imprévu qui le retardait considérablement. Une aubaine pour Massa qui s'échappait alors seul en tête. Le vainqueur des deux derniers Grands Prix était relégué au-delà de la huitième place et les «hommes en rouge» se frottaient les mains à l'idée de conforter leur première place au classement des constructeurs. Mais à se réjouir trop vite, on finit souvent pas tout perdre. Ce qui s'est finalement produit à trois tours de l'arrivée. Felipe Massa, qui filait vers sa troisième victoire de la saison, a vu son moteur rendre l'âme. La donne avait de nouveau changé. Et le sort avait surtout choisi son camp puisqu'alors deuxième, Heikki Kovalainen héritait du commandement. «J'ai essayé de continuer à mettre la pression sur Felipe en attendant qu'il se passe quelque chose», a raconté après coup le vainqueur du jour. Il avait vu juste.

Opportuniste, le Finlandais a vu son travail de l'ombre enfin récompensé, lui qui depuis le début de la saison s'est toujours effacé au profit de son leader, Lewis Hamilton. «Je suis très heureux et fier, a-t-il confié à l'arrivée. Fier pour toute l'équipe qui a travaillé dur ces derniers mois». Du côté de la Scuderia, la mine était plutôt déconfite. «Ça aurait pu être meilleur, a reconnu Räikkönen lors de la conférence de presse d'après Grand Prix. Mais c'est quand même un bon résultat après un week-end très difficile». Celui qui doit sans doute se réjouir de ce résultat, c'est surtout Lewis Hamilton, qui malgré sa cinquième place, conserve la tête du classement des pilotes. Mieux, il accroît son avance d'un point sur son nouveau dauphin, Kimi Räikkönen. Comme quoi, même quand ça ne va pas... ça va quand même.

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