
C'était «un peu la galère». Ce sont les mots choisis par Sébastien Bourdais pour dépeindre ses séances d'essais libres vendredi, sur le circuit de Silverstone. Le Français, qui a réalisé les 14e et 17e temps des deux séances libres du jour, est loin derrière son coéquipier Sebastian Vettel qui semble mieux s'accommoder des défauts de la Toro Rosso (7e et 6e). «Pour l'instant c'est un peu la galère, convient le Manceau. Soit on a une voiture bien dans les courbes rapides, soit elle est bien dans les virages lents mais on n'arrive pas à trouver la solution pour qu'elle soit bien partout. Avec l'ancienne voiture, on avait trouvé quelque chose qui nous convenait mieux.»
Pour décoller, Bourdais guette un signe du ciel. Il espère que les prévisions météo qui annoncent de la pluie en abondance samedi et dimanche se réaliseront : «S'il pleut, ça change tout, explique-t-il. Et ils annoncent un risque de 4/5 pour de la pluie samedi entre dix heures et midi, avec des averses ensuite, et dimanche ça doit s'améliorer un peu.» Par ailleurs, Sébastien Bourdais doit composer avec les irritations et l'impatience de sa hiérarchie. Il est très critiqué par Helmut Marko qui gère le budget de Red Bull, la «grande soeur» de Toro Rosso en compétition, et serait, selon de nombreux observateurs, sur la sellette. «Je ne suis pas un de ses protégés, il ne me désirait pas du tout, donc quand ça se passe mal, comme en ce moment, c'est normal qu'il n'ait pas des commentaires très positifs. Moi, je fais mon maximum mais c'est sûr que je ne produis pas ce que je voudrais», a commenté Bourdais, qui ne dispose que d'un contrat d'une saison avec Toro Rosso. (Avec AFP)

