Raymond Domenech a-t-il raison d'affirmer qu'il a changé?
| Oui | 29% | |
| Non | 65% | |
| Nsp | 6% |
Le cas de figure n'est pas impossible, mais il faudrait tout de même un concours de circonstances assez improbable pour qu'il se réalise. En cas de victoire, et à condition que Mikko Hirvonen (Ford Focus) termine au moins septième, Sébastien Loeb (Citroën C4), qui compte douze points d'avance sur le Finlandais à trois rallyes de la fin de la saison, sera sacré champion du monde pour la cinquième fois consécutive dimanche en Corse.
Une possibilité, d'ailleurs, que le pilote français préfère ne pas envisager. «Il nous faudrait des circonstances très favorables pour décrocher un, et peut-être même les deux titres. Nous allons donc essayer de ne pas y penser. Je vais surtout tenter d'améliorer encore nos positions...» Pour cela, le Mulhousien aura le bonheur de courir sur sa surface préférée, l'asphalte, et sur des routes qu'il apprécie, puisqu'il est, avec son coéquipier Daniel Elena, invaincu depuis trois ans en Corse.
Vainqueur le week-end dernier en Catalogne, Loeb arrive de plus sur l'Île de Beauté avec beaucoup de certitudes sur le comportement de sa voiture : «Lors de cette paire de rallyes sur goudron, les réglages de notre C4 WRC ne varient pas énormément. Avec l'équipe, nous allons procéder à quelques ajustements pour adapter la voiture aux routes de l'île, un peu plus tourmentées et comportant davantage de changements de surface. La Corse n'est plus une manche lente. Les vitesses atteintes se rapprochent de ce que nous avons connu la semaine dernière.» Attention toutefois à la météo, précise-t-il, capable de lui poser plus de problèmes que ses adversaires : «La configuration géographique avec le relief proche du bord de mer, peut entraîner des orages violents et localisés. Une fois encore, les pneumatiques joueront un rôle important avec peut-être des compromis à faire lors des choix.»
Hirvonen promet de tout donner
Ses adversaires, justement, pourraient se sentir désemparés face à la domination de l'Alsacien. A commencer par le Finlandais Mikko Hirvonen, seul rival encore en course pour le titre. Mais le successeur de Marcus Grönholm chez Ford prèfère se montrer plein de détermination à l'aube de l'antépénultième rallye de la saison. «Nous avons été performants en Espagne (troisième place, ndlr) et je crois que la Corse peut davantage nous réussir. Je voudrais jouer la victoire. L'Espagne fut un bon entraînement. C'est une épreuve difficile mais c'est le genre de défis que j'apprécie. Il ne faut pas trop attaquer pour ne pas risquer de partir à la faute.» Epaulé par le Belge François Duval, quatrième en Catalogne, Hirvonen conserve l'espoir de revenir aux avant-postes, lui qui n'a plus gagné depuis la Turquie au mois de juin. Et avec seulement deux victoires cette saison, contre neuf à Loeb, il a conscience qu'il doit gagner pour conserver un espoir de titre.
Le Tricolore devra également garder un oeil sur son coéquipier chez Citroën, Dani Sordo. Lui aussi très à l'aise sur asphalte, il reste sur trois deuxièmes places cette saison (Allemagne, Nouvelle-Zélande et Catalogne) et a fait le plein de confiance après un début d'année délicat. «La voiture s'est montrée diabolique d'efficacité (En Espagne) et d'une fiabilité exemplaire, a expliqué l'Espagnol. J'ai déjà hâte d'être au départ de la première spéciale sur l'île. J'ai bien l'intention de réussir à atteindre notre objectif : monter une nouvelle fois sur le podium, afin d'inscrire des points importants pour Citroën dans l'optique du Championnat.» Chez les constructeurs, la firme aux chevrons compte en effet 27 points d'avance sur Ford (159 contre 132) et pourrait également s'attribuer le titre en Corse. - F. B.

