0,028 seconde. C'est l'écart infinitésimal séparant les meilleurs temps réalisés par Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes, Photo Reuters) et Felipe Massa (Ferrari), vendredi sur le circuit du Mont-Fuji, lors des premiers essais libres du GP du Japon. Lors de ces deux premières séances, le Britannique a devancé à chaque fois le Brésilien, son seul concurrent crédible pour le titre mondial, pour moins de deux dixièmes : 1'18"910 contre 1'19"063 le matin, 1'18"463 contre 1'18"491 l'après-midi. «Les temps sont très proches et j'aurais peut-être pu être un peu mieux classé l'après-midi si je n'avais pas rencontré du trafic dans mon dernier tour avec les pneus tendres», a constaté Felipe Massa.
Au classement du jour en effet, Hamilton (qui avait signé le meilleur temps le matin) et Massa ne sont pas en tête de liste. Le meilleur chrono a été signé par l'Allemand Timo Glock, un grand bonheur pour l'écurie Toyota, qui joue à domicile. L'ancien champion du GP2 a tourné en 1'18"383, ce qui le place devant Fernando Alonso (Renault), en 1'18"426, Hamilton et Massa. «C'était la première fois que je conduisais sur ce circuit dont j'ai dû apprendre le tracé ce matin. Ca me m'a pas pris trop de temps. J'ai réussi un excellent temps vers le début de la (deuxième) séance et c'est excellent pour l'équipe d'être la plus rapide ici au Japon. Je suis satisfait et ce serait bien garder cette position tout le week-end. Mais sincèrement, même si le public nous pousse beaucoup, cela risque d'être difficile», a expliqué Timo Glock.
Sur une piste sèche et avec une météo très agréable, ce qui n'avait pas été le cas l'an dernier, Sébastien Bourdais (Toro Rosso-Ferrari) a signé le quatorzième temps en 1'19"040. A titre de comparaison, son équipier allemand Sebastian Vettel est huitième en 1'18"761. «C'est la première fois que je viens au Japon. La piste n'est ni la plus excitante, ni la plus compliquée à apprendre avec seulement huit virages. Mais elle est lisse, sans bosse, ce qui la rend facile, et elle peut devenir piégeuse parce que dans l'enchaînement final, si vous attaquez trop fort d'entrée, vous en payez le prix en sortant de la trajectoire et en perdant du temps pour la ligne droite. Il faut donc être prudent pour ne pas être soi-même son pire ennemi», a détaillé le Sarthois.

