Dans les colonnes du Journal du Dimanche, Alain Prost, le porteur du projet du Grand Prix de France à Disneyland Paris, a affirmé que la pérennité d'une course de F1 dans l'Hexagone était «une question d'intérêt national». «Cela dépasse le cadre de la Formule 1. L'automobile est aujourd'hui un secteur en grand danger qu'il faut défendre en prenant le virage des technologies nouvelles et en réaffirmant notre culture automobile. Le premier Grand Prix européen a eu lieu en France. La F1 participe au rayonnement international, elle renforcera le développement du tourisme étranger».
Face aux oppositions des écologistes, notamment l'association Court Circuit Val d'Europe, qui a qualifié samedi d'«aberration écologique» le projet de circuit de Formule 1 et appelé à un rassemblement mercredi à Paris, l'ancien champion du monde a rappelé qu'il «faut s'intéresser à l'équation nuisances/retombées pour mesurer l'importance de cet événement». «Bien sûr qu'il y aura du bruit pendant trois jours. Mais notre démarche est axée sur le développement durable, nous serons vigilants».

