Raymond Domenech a-t-il raison d'affirmer qu'il a changé?
| Oui | 29% | |
| Non | 65% | |
| Nsp | 6% |
Existera existera pas ? L'avenir du Grand Prix de France ne s'est pas vraiment éclairci, mercredi, à l'occasion de la conférence de presse tenue par la Fédération française de sport automobile (FFSA). Mais deux certitudes cependant : si un nouveau promoteur financier ne se porte pas candidat à l'organisation de l'épreuve, celle-ci n'aura pas lieu en 2009. Quant à son édition 2010, elle ne pourrait avoir lieu qu'à Disneyland, seul dossier suffisamment solide pour être retenu.
«Après examen du contexte économique, la FFSA renonce au statut de promoteur financier d'un GP de France de F1, a indiqué le président de la Fédération Nicolas Deschaux. En conséquence, et tant qu'un promoteur ne sera pas identifié pour succéder à la FFSA, le GP de France ne pourra pas figurer au calendrier international de la FIA en en 2009».
Dans un entretien à L'Equipe jeudi, Deschaux a précisé les raisons de la décision du comité directeur, prise à l'unanimité : «En 2004, lorsque nous avons repris la promotion de Magny-Cours, il y avait une réelle adhésion de tout le monde. Aujourd'hui, je n'ai plus les conditions financières pour faire cela. Les collectivités nous suivent, mais les recettes prévisionnelles sur tous les spectacles de loisirs annoncent -25 % pour 2009, le coût du plateau augmentera, lui, contractuellement de 10 %. Et je n'ai aucune sécurité sur la présence d'un pilote français en F1 l'an prochain. Or nous avons finalisé les comptes du Grand Prix 2008, qui accuse un déficit important (1 million d'euros). La Fédération est rentrée de manière accidentelles dans ce rôle de promoteur. Mais elle n'a pas vocation à être promoteur et à pérenniser ce rôle, surtout si elle met en danger son rôle de service public.»
Il a en outre révélé que, des six projets de circuit retenus, seul celui de Disneyland Marne la Vallée était envisageable dans les délais impartis. A condition, bien sûr, que le finacement soit assuré. «Le seul projet à pouvoir être mis en place en 2010 est le projet Paris Val d'Europe», a affirmé Nicolas Deschaux qui a toutefois tenu à souligner l'aspect «sérieux» des autres dossiers. (Avec AFP)

