Raymond Domenech a-t-il raison d'affirmer qu'il a changé?
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| Non | 65% | |
| Nsp | 6% |

Après s'être inclinée de justesse face au Danemark (23-24), pour son entrée en lice dans l'Euro 2008, l'équipe de France affronte vendredi la Roumanie (18h15) avec l'objectif de confirmer ses qualités collectives. Une victoire permettrait aux Bleues d'être assurées de rejoindre le deuxième tour. Une défaite ne serait pas catastrophique.
Elles n'ont toujours pas gagné de match lors de leurs six dernières sorties, mais elles ne sont plus les mêmes. Fébriles, hésitantes, et en manque de puissance lors de leurs cinq matches de préparation, les Tricolores ont montré un autre visage face à l'ogre danois. Si les ultimes minutes, marquées par de nombreuses pertes de balle, ont plombé ce que les joueuses d'Olivier Krumbholz avaient fait jusqu'alors dans ce match, il faut oublier les regrets pour s'appuyer sur le positif. «Si on nous avait dit la semaine dernière qu'on allait tenir les Danoises de cette façon, personne n'y aurait cru, estime Amandine Leynaud. On continue à croire en nous et en cette jeunesse qui essaie de former un groupe». Croire, surtout, au deuxième tour. La qualification semble davantage à portée des Bleues, désormais. Pour l'obtenir, deux solutions : réussir l'exploit contre la Roumanie, vendredi, ou venir à bout de la Hongrie, leur adversaire le plus faible, dimanche en clôture de ce premier tour.
L'équipe de France ne veut cependant pas choisir. «Les autres ne font pas d'impasse, pourquoi en ferait-on ? On va tenter le coup (face à la Roumanie) avec beaucoup d'énergie», assure Krumbholz, qui veut certainement effacer le «ras-le-bol, qu'on nous sert la pogne parce qu'on a bien fait le spectacle. Il manque encore un peu de confiance, de maturité». «L'équipe existe depuis le mois d'octobre, il ne faut pas non plus s'attendre à des miracles», rappelle Nina Kanto. Même si le collectif est l'atout principal des Tricolores pour leur duel avec les Roumaines. «Elles réussissent des exploits personnels, mais leur défaut c'est qu'elles veulent toutes prouver qu'elles ont leur place dans le sept majeur, analyse Leynaud. Nous c'est totalement le contraire, notre force c'est plus le collectif que les individualités». Une victoire, et ce groupe encore jeune aura l'occasion de s'épanouir un peu plus. (Avec AFP)

