La défaite concédée lors des ultimes minutes en Allemagne n'a pas démoralisé les partenaires de Didier Dinart, conscients cependant de la difficulté de la tâche. «Ce ne sera pas simple, car Kiel est une bonne équipe, indique le pivot français de la formation castillane. Nous devons mettre la pression d'entrée, avec pour objectif d'arriver à la pause avec trois ou quatre buts d'avance». L'an passé, les Espagnols avaient déjà inversé la tendance, mais dans un schéma différent. Dominés à domicile (27-29) lors du match aller face à ce même adversaire, ils avaient gagné de six buts en terre germanique (31-25). «Le mieux à faire est de jouer en équipe, d'avoir confiance en nous, comme nous l'avions fait la saison dernière», ajoute Dinart.
Le duel à distance entre Luc Abalo, l'ailier de Ciudad Real, et Nikola Karabatic, le demi-centre de Kiel, sera à suivre de près. «C'est un bon joueur mais pas un dieu et il a des points faibles, précise l'ancien joueur d'Ivry, auteur de sept buts lors du match aller. Mais si nous nous focalisons sur lui, nous pouvons nous faire surprendre par d'autres joueurs.» Pour cela, l'appui du public pourrait jouer un rôle fondamental. «Nous nous sentons bien à la maison et l'euphorie peut nous porter très loin», renchérit Abalo, dont les propos sont confirmés par les statistiques : la formation entraînée par Domingo Daz de Mera Lozano ne s'est inclinée que deux fois dans sa salle en 42 matches de Ligue des champions.

Tirs lointains dévalorisés, défenses resserrées, il est grand temps de rendre de l'air au...




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