GRANDES STARS ET PETITES HISTOIRES
Par Par Peggy BERGERE, Olivier PAQUEREAU et Sophie DORGAN, à Pékin

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 Tout sur les JeuxGay, grand aussi dans la défaite
C'était l'un des hommes que la planète attendait aux Jeux. Tyson Gay faisait partie des trois candidats au titre le plus prestigieux de l'histoire olympique, le 100 m. Mais, diminué par deux mois d'absence suite à une douleur aux ischio-jambiers, l'Américain a quitté l'épreuve dès les demi-finales avec un chrono de 10"05 indigne de son statut. Et il s'est retrouvé obligé de se justifier devant le monde entier. Gay aurait pu évoquer sa blessure. Il aurait aussi pu fuir, se transformer en hurdler pour passer la barrière de l'explication, comme certains le font. Mais il ne s'est pas comporté de la sorte et a reconnu sa défaite. Quelque part, Gay a été grand.
Phelps, huit fois trop fort
Si on ne devait retenir qu'une image de son fabuleux record de huit médailles d'or lors de mêmes Jeux Olympiques, il resterait sûrement sa joie explosive lors de la victoire du relais 4x100 m américain. En route pour battre le record de Mark Spitz, Michael Phelps exulte pendant de longues minutes après le dernier relais canon de Jason Lezak qui terrasse Alain Bernard.
Matthew, le Maudit
Matthew Emmons pourrait être scénariste à Hollywood. Son histoire relève de l'abracadabrantesque ! Après avoir tout perdu à Athènes pour avoir visé la cible voisine à la sienne lors de son dernier tir, l'Américain a récidivé à Pékin. En finale du tir à la carabine trois positions, il ne lui reste qu'une balle pour être sacré. Il possède alors une avance considérable et un maigre 7, une formalité, suffirait à son bonheur. Résultat : 4.4 sur ce dernier tir et une quatrième place ! De quoi abattre un mammouth ! Et pourtant Matthew le Maudit reste fair-play et stoïque. En zone d'interview, il raconte et raconte encore sa mésaventure avec le sourire. Il relativise en perdant magnifique. A Athènes, il avait rencontré sa femme, la Tchèque Katarina Kurkova, venue le consoler. Depuis ils se sont mariés. Et à Pékin, son épouse a remporté la première médaille d'or des JO et ils prévoient d'avoir des enfants.
Un Maradona peut en cacher un(e) autre
A Pékin, Diego Maradona n'a pas fait que supporter l'équipe de football argentine, désormais double championne olympique en titre. La star mondiale du ballon rond est également allé encourager l'équipe féminine de hockey sur gazon et son emblématique n°8 Luciana Aymar, magicienne comme lui, mais de la crosse, et comparée au "Pibe de Oro" en Argentine. L'apparition du footballeur prodige a entraîné les hurlements des 12 000 spectateurs du Stadium ! Insuffisant cependant pour empêcher les Pays-Bas, futurs champions olympiques, de vaincre "las Leonas" en demi-finales (1-5).
Quand la télévision dicte les règles
Carton rouge au changement soudain du règlement du BMX, nouvel arrivé au programme olympique. Celui-ci stipule notamment qu'en cas de grosses intempéries lors des épreuves finales, les sessions soient simplement annulées et que les temps de qualifications fassent office de classement final. Il n'en a rien été à Pékin malgré la pluie tombée en continu le 21 août, jour des finales. Il se murmure que la télévision américaine, détentrice des droits, aurait fortement influencé cette décision. «Il pleut et la course a été repoussée à demain matin, soit vendredi, pour faire plaisir a ces messieurs de la tv américaine», a indiqué sur son site internet Anne-Caroline Chausson meilleur temps des qualifs et... finalement sacrée championne olympique sous le soleil le vendredi en question !
Bolt, le show jamaïcain
Avec Michael Phelps, il est le roi des Jeux de Pékin. Usain Bolt, c'est trois chronos de folie (9"69 sur 100 m, 19"30 sur 200 m et 37"10 sur 4x100 m) et autant de médailles d'or. C'est aussi une attitude, une décontraction, un sens du spectacle. Au-delà de sa victoire et de son temps sur la ligne droite, on se souviendra surtout de son pas de danse entamé avant la ligne d'arrivée. Ou encore de sa course derrière Asafa Powell après lui avoir transmis le témoin au 4x100 m. Avant même ses courses, le public du Nid d'oiseau savait déjà qu'il allait avoir droit à un one man show. Et il s'en délectait.
Et si tout commençait par la ponctualité...
La rigueur chinoise n'est pas une légende. L'organisation impeccable des Jeux en est le principal témoin. L'heure, c'est l'heure. Avant l'heure, c'est pas l'heure, et (une seconde) après l'heure, c'est trop tard ! Même chose sur le terrain : les Chinois ont été prompts au rendez-vous. Avec 51 médailles d'or décrochées, l'Empire du Milieu pointe tout en haut du tableau au classement. Seul regret, il leur manquera éternellement celle de la superstar Liu Xiang, blessé, qui n'a pas pu courir son 110 m haies.
Et tant d'autres...
Comment oublier les images de la détresse de Liu Xiang, blessé et anéanti de quitter le Nid d'oiseau sans se battre, celles de Roger Federer, lui la méga-star, fou de joie après son titre en double avec Stanislas Wawrinka, ou celles du courage de Paula Radcliffe lors du marathon ? Et tant d'autres...














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