Paul Le Guen doit-il aligner la meilleure équipe du PSG contre Manchester City ?
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Quelques jours après la fin des JO de Pékin, et juste avant le début des Jeux Paralympiques, Bernard Laporte est déjà dans la réflexion pour aborder de la meilleure des manières la prochaine olympiade qui conduira aux JO de Londres en 2012. Le Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports veut travailler à la modernisation des institutions et n'exclut pas pour cela de faire appel à des fonds privés.
Dans un long entretien accordé au quotidien L'Équipe, l'ancien entraîneur du XV de France ne cache pas que le bilan de l'équipe tricolore est mitigé. Certes les Bleus ont ramené les 40 médailles escomptées, mais avec seulement sept titres, la copie est à revoir. «On espérait davantage de médailles d'or, avoue Laporte qui trouve aussi qu'on ne peut pas regarder que l'or, sinon Michael Phelps fait mieux que la France a lui tout seul.» Autre point à revoir, la faible contribution de la délégation féminine, qui ne totalise que sept médailles au total. «C'est un recul, il faut l'analyser» admet Laporte.
L'athlé en crise
Dernier problème à évoquer, et non des moindres, la faillite de l'athlétisme français sur la piste chinoise (une seule médaille, et des crises multiples, notamment avec les relais). Là encore, le Secrétaire d'État ne fuit pas ses responsabilités: «c'est vrai que ce sport est en crise en France. Non seulement nous ne sommes pas à la hauteur mais, en plus, nos athlètes on du mal à communiquer entre eux et avec l'encadrement. Il y a manifestement un problème de management. J'ai l'intention de recevoir bientôt les responsables de cette fédération pour avoir des explications. Comment fonctionnent-ils, alors qu'ils disposent du plus grand nombre de cadres techniques (111) pour avoir aussi peu de résultats?»
Après ce constat lucide, il faut donc s'atteler à trouver les solutions pour faire mieux dans quatre ans. Laporte a des idées pour cela, mais il veut d'abord prendre exemple sur ce qui se passe chez les autres, notamment les Anglais justement, qui ont brillé à Pékin (47 médaills, 19 titres). Il veut aussi resserrer le haut niveau afin d'améliorer le niveau général, conscient qu'il vaut mieux moins d'athlètes mais plus de chances de médaille: «Une chose est sûre. On ne peut plus avoir 6 000 sportifs de haut niveau et 9 000 espoirs. Ce n'est plus possible. C'est trop. Donc, on va arrêter de faire plaisir aux neveux, aux cousins ou aux tontons et être plus performants dans la détection. Moins de sportifs de haut niveau mais avec des moyens concentrés sur eux.»
Reste enfin à financer ce plan ambitieux, et là encore, Laporte à son idée: faire appel au secteur privé: «Les entreprises privées doivent nous aider à accompagner les sports les plus en difficulté mais où les possibilités de médailles sont fortes. C'est le privé qui nous fera progresser. Nous avons un problème d'infrastructures.» Après une première partie de mandat centrée sur la préparation des JO, l'ancien demi de mêlée de Bègles veut maintenant passer à l'action, «à la vitesse supérieure» comme il le dit lui-même. La France et le CNOSF vont en tout cas travailler dans ce sens.
Retrouvez l'intégralité de l'entretien de Bernard Laporte dans L'Équipe daté du vendredi 5 septembre

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