
Laure Manaudou, qui avait dans un premier temps choisi de ne pas s'aligner aux Championnats de France en petit bassin, disputés à partir de vendredi et jusqu'à dimanche à Angers, a finalement choisi de participer. La Française sent qu'elle a les moyens d'y réaliser quelque chose de bien. Elle en a profité également pour révéler qu'elle souffre d'un asthme à l'effort.
«Laure Manaudou, pourquoi avez-vous finalement décidé de participer aux Championnats de France?
J'ai décidé de venir parce que déjà j'avais envie de nager. C'est important de pas trop s'éloigner de la compétition et des concurrentes. J'avais envie de faire partie du groupe et de voir comment ça se passait aussi au niveau de l'équipe. J'avais bien aimé l'esprit de groupe à Saint-Dizier.
Pourquoi avoir ménagé le suspense pour annoncer votre participation?
Parce que si je vous l'annonce début octobre et que finalement je ne les fais pas, c'est la fin du monde. Donc, je préfère l'annoncer au dernier moment. Déjà , parce que je sais, enfin j'espère, que je peux faire un bon truc.
Pourquoi avoir décidé de participer aussi aux Championnats d'Europe (11-14 décembre à Rijeka en Croatie)?
C'est pour ne pas couper non plus. Même si j'avais fait une mauvaise dernière compétition à Pékin... J'ai eu énormément de mal à m'en remettre. A chaque fois que je fais une compétition, j'ai l'impression d'être jugée. Je sais que ça ne va pas passer comme ça. Au fur à mesure des compétitions, ça va passer, enfin j'espère. C'est plus dans la tête.
Qu'est-ce qui a changé depuis votre participation à la réunion de Saint-Dizier il y a trois semaines?
Ca m'a donné plus envie, surtout sur 200 m dos. De voir que j'ai pu faire 2'07" avec les entraînements que j'ai fait avant Saint-Dizier, je me dis que je peux faire encore mieux (à Angers). Ca m'a rassurée mais en même temps, ce n'est pas un temps exceptionnel non plus. Avec 2'07", je ne serai pas championne de France. Je pars d'un principe: si je fais la course, il faut que je sois championne de France. C'est pour cela que je vais bien réfléchir sur les courses sur lesquelles je vais m'engager.
Quelles courses attendez-vous avec le plus d'impatience ce week-end?
Je ne sais pas trop parce que je ne sais pas ce que je vais nager. J'ai bien envie de nager le 200 m dos. Après, les autres courses on verra. Je n'ai pas envie de me précipiter. J'attends vraiment de prendre une décision et quand je serai sur une course, ça voudra dire que je suis motivée et que je vais tout faire pour être la première.
Vous déciderez-vous en fonction des adversaires?
La concurrence ne me dérange pas du tout. Depuis 2004, j'étais toute seule. Maintenant, en crawl, je ne suis plus la favorite et c'est vrai que ça peut me faire énormément de bien. On peut s'aider mutuellement.»
Vous venez de faire des examens qui ont révélé un asthme. Vous ne l'aviez jamais remarqué?
Je l'avais remarqué mais je n'avais jamais fait de test. Je ne prends pas de ventoline. C'est de l'asthme à l'effort. Je ne sais pas si j'en ai assez pour prendre de la ventoline et je n'en ressens pas le besoin. Je préfère ne pas en prendre. J'ai des séances de respiration à faire pour apprendre à respirer correctement.
Comment avez-vous vécu votre présence dans la presse people ces derniers temps?
Au début, c'était dur mais je me rends compte qu'ils cherchent toujours quelque chose. Quand ils n'ont pas une photo avec mon copain, ils se rabattent sur quelque chose d'autre. Je fais avec. Je n'ai pas le choix de toute façon, je suis obligée de vivre avec ça. On ne s'y habitue pas. C'est toujours quelque chose de nouveau, sur quelque chose qui ne va pas. J'ai toujours envie de lire mais je ne le fais pas parce que je pense que ça me ferait plus de mal qu'autre chose.» (AFP)

