1970-1977 : L'épopée des Verts

1970 : DÉBUT D'UNE PARENTHÈSE. Robert Herbin et ses équipers remportent un quatrième titre consécutif de champion et terminent la saison en apothéose par une éclatante victoire contre Nantes en finale de la Coupe de France (5-0). Paradoxalement, ce triomphe scelle la fin d'un règne. Jusqu'en 1973, les Verts ne gagneront plus de titre. Le légendaire entraîneur Albert Batteux est remplacé pour la saison 1972-1973 par...Robert Herbin, jeune coach de 33 ans qui vient de terminer major du stage national d'entraîneur. (Photo L'Equipe)
16 photos
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161970 : DÉBUT D'UNE PARENTHÈSE. Robert Herbin et ses équipers remportent un quatrième titre consécutif de champion et terminent la saison en apothéose par une éclatante victoire contre Nantes en finale de la Coupe de France (5-0). Paradoxalement, ce triomphe scelle la fin d'un règne. Jusqu'en 1973, les Verts ne gagneront plus de titre. Le légendaire entraîneur Albert Batteux est remplacé pour la saison 1972-1973 par...Robert Herbin, jeune coach de 33 ans qui vient de terminer major du stage national d'entraîneur. (Photo L'Equipe)
161972-1973 : HERBIN AUX COMMANDES, UNE ÉQUIPE NAÎT. La première saison de Herbin est en demi-teinte. Les Verts terminent quatrièmes en Championnat et ne dépassent pas les quarts de finale en Coupe de France. Mais une équipe se met petit à petit en place. Larqué et Béréta deviennent les maîtres à jouer d'une formation qui, désormais, compte dans ses rangs deux inconnus appelés à devenir célébres. Le gardien Ivan Curkovic, et le stoppeur argentin Oswaldo Piazza. Hervé Revelli, aussi, arrive à Geoffroy-Guichard. (Photo L'Equipe)
161974 : LES VERTS RETROUVENT LE SOMMET. Doublé Coupe-Championnat pour les hommes d'Herbin. Larqué distille des ballons à Béréta et Revelli pendant que Curkovic dans les buts et Piazza en défense assurent une solidité réelle à l'équipe. Une efficacité rare. A noter une sublime victoire au Vélodrome (2-0) et une finale de Coupe de France remportée (notre photo) face à Monaco (2-1).(Photo L'Equipe)
161975 : NOUVEAU DOUBLÉ ET DEMI-FINALE DE COUPE DES CHAMPIONS. Couronné par un nouveau doublé, 1975 est un excellent cru vert. L'épopée européenne débute par une rencontre contre le Sporting de Lisbonne (notre photo). Pour le match aller, le chaudron est plein : 35 000 spectateurs. Révelli et Béréta signent les deux buts de la victoire stéphanoise. Au retour, c'est encore Révelli qui ouvre le score sur une passe de Béréta. Lisbonne égalisera en vain. Les Verts sont en huitièmes de finale.(Photo L'Equipe)
16L'EXPLOIT CONTRE SPLIT. Rencontrer les Yougoslaves de Split en huitièmes de finale n'est pas une mince affaire. A Split au match aller, les Verts prennent l'eau. Ils sont laminés 4-1. Personne ne croit plus en leurs chances de qualification. Mais, au retour, c'est Jean-Michel Larqué (notre photo) qui sonne la révolte en marquant le premier but. Jovanic égalise. 1-1. Les Verts insistent, Bathenay marque le deuxième, Béréta le troisième sur pénalty. Et à dix minutes de la fin c'est Triantafilos fraîchement entré en jeu qui arrache la prolongation. Extraordinaire. Les Verts vont faire encore mieux. Sur coup-franc à la 114ème minute, Triantafilos, encore lui, qualifie Saint-Etienne pour les quarts de finale. Désormais, c'est toute la France qui parle des Verts. (Photo L'Equipe)
16DANS LE DERNIER CARRÉ. Après Split, Les Verts sont opposés aux Polonais de Ruch Chorzow. Et l'aller est encore une fois raté. La première période catastrophique des Stéphanois permet à Chorzow de mener 3-0. Heureusement, les Verts retrouvent leur jeu en fin de match et Larqué, puis Triantafilos (photo), encore lui, marquent deux fois. 3-2 pour Chorzow. Mais l'espoir est permis. Le scénario va être quasi idéal. Sur une fine couche de neige, Janvion ouvre la marque dès la 3e minute. C'est Révelli qui parachève la qualification en marquant le deuxième but. 2-0, les Verts sont en demi-finale. (Photo L'Equipe)
16LE BAYERN ACTE 1. Demi-finale contre le grand Bayern. Celui des Maier, Beckenbauer, Muller ou Hoeness, tous champions du monde en titre et vainqueurs de cette Coupe des champions la saison précédente. La solidité de Franz Beckenbauer (photo) a raison de toutes les offensives vertes. 0-0 à Geoffroy-Guichard, 2-0 pour Munich en Allemagne. Beckenbauer ouvre la marque sur coup-franc. C'est fini, les Verts sont éliminés, mais ont fait rêver toutes la France. Au terme de cette superbe saison, le club opte pour la stabilité en ne recrutant personne. 1976 peut commencer. (Photo L'Equipe)
161976. VERTS POUR TOUJOURS. Au niveau national, les Verts s'adjugent un troisième titre consécutif. Mais c'est une victoire en Coupe d'Europe que tout le monde attend. Après avoir battu Copenhague au premier tour (2-0, 3-1, les Verts sont opposés aux Glasgow Rangers et vont réaliser une véritable démonstration de football. 2-0 à l'aller en France avec un Rocheteau virevoltant (photo) et un défi physique d'une force inouïe. Même le roc Oswaldo Piazza en restera K-.O. Au match retour, Larqué met le pied sur le ballon en première mi-temps pour laisser passer l'orage. La deuxième période voit Rocheteau réaliser un match parfait. Il marque le premier but après une course folle et un tir à ras terre qui bat Kennedy, le gardien ecossais. Puis à la 72e minute il file vers le but pendant soixante mètres, avant de servir sur un plateau Hervé Revelli pour le deuxième but. Les Rangers réduiront la marque. Mais la qualification est nette et sans bavure : 2-0, 2-1. (Photo L'Equipe)
16KIEV : LE PLUS GRAND EXPLOIT ? Rocheteau est devenu une star. On l'appelle désormais "l'Ange vert"... En quart de finale, les Verts sont opposés au solide Dynamo Kiev d'Oleg Blokhine. A l'aller, Saint-Etienne échappe à la correction grâce à son gardien Ivan Curkovic et repart d'Ukraine avec deux buts de retard. Lors du match retour à Geoffroy-Guichard, les exploits de la saison passé contre Split et Chorzow sont dans toutes les têtes... Après une première période ratée, Les Verts se réveillent enfin. Blokhine seul face à Curkovic échoue et sur la contre-attaque, Hervé Révelli marque. 1-0. La furia verte se déchaîne alors, et c'est Jean-Michel Larqué qui arrache la prolongation d'un superbe coup-franc (photo). (Photo L'Equipe)
16KIEV...ET ROCHETEAU SURGIT. Revenus de très loin, les Stéphanois sont survoltés pendant cette prolongation. Rocheteau (photo) perclu de crampes va s'arracher pour glisser au fond des filets un ballon centré au courage par Patrick Révelli. 3-0, "l'Ange vert" a encore frappé. Les Verts sont en demi-finale. Cette confrontation contre Kiev est le plus grand exploit européen des Verts des années 70.(Photo L'Equipe)
16BATTRE EINDHOVEN POUR UNE FINALE. Avant de retourner à Glasgow où se déroulera la finale 1976 de la Coupe des Champions, les Verts doivent venir à bout du PSV Eindhoven. Et ils vont jouer à l'allemande. Lors du match aller, à Geoffroy-Guichard, Larqué marque le seul et unique but de la double confrontation. Au retour, Saint-Etienne arrache un score nul et vierge. Cela suffit pour se qualifier. La finale est là, enfin. Pour la plus grande joie de Révelli, Curkovic, Bathenay, Larqué et Janvion. (Photo L'Equipe)
1612 MAI 1976, MAUDITS POTEAUX. Retour à Glasgow pour la finale de la Coupe d'Europe des Champions. L'adversaire c'est le Bayern. Celui qui, un an plus tôt, avait barré la route de la finale. 25 000 supporters français garnissent les tribunes de Hampden Park. Le match démarre et Muller marque d'entrée un but refusé. Saint-Etienne prend confiance et se montre entreprenant (photo). Piazza musèle Muller, Santini et Bathenay donnent le tempo au milieu. Tout va bien. A la 34e minute Bathenay décoche une frappe limpide de trente mètres. Maier est battu, mais est sauvé par la transversale. Cinq minutes plus tard, Santini coupe un centre de Sarramagna. Maier encore battu est une nouvelle fois sauvé par la même parcelle de poteau carré. Mi-temps. Les Stéphanois commencent à douter...(Photo L'Equipe)
16UN UNIQUE BUT A LA 57eme MINUTE. De retour des vestiaires, le Bayern s'enhardit. A la 57e minute, Saint-Etienne mène largement aux points, mais le tableau d'affichage est toujours vierge. Piazza se fait dépasser par Muller et le fauche. Coup-Franc. Pendant que l'arbitre M.Palotai fait reculer le mur stéphanois, Beckenbauer décale Roth (photo) qui frappe à mi-hauteur. Curkovic est battu. Le Bayern mène 1-0. Malgré une dernière chevauchée de Rocheteau qui centre pour Révelli à la 83e, le Bayern conserve sa courte avance et remporte son troisième trophée consécutif... avec la chance cette fois-ci. (Photo L'Equipe)
16BATTUS MAIS ADULÉS. Les Verts ont perdu la finale, mais ils ont fait rêver toute la France. Les joueurs pleurent, mais les supporters, eux, applaudissent et chantent les héros. Curkovic et ses compères (photo) sont accueillis par une foule en liesse le lendemain de la finale, sur les Champs-Elysées. Vingt-deux ans plus tard, les Bleus, champions du monde, leur succèderont sur la célèbre avenue. Jamais des sportifs n'avaient eu le droit à un tel triomphe, surtout pour une défaite... (Photo L'Equipe)
161977 : LA FIN D'UNE ÉQUIPE. Toutes les équipes s'éteignent un jour. Les Verts des années 70 sont peut-être morts face à Liverpool en quarts de finale de la Coupe des Champions 1977. Les Stéphanois remportent le match aller 1-0. Mais perdent au retour 3-1 (photo), après avoir été qualifiés pendant 84 minutes. Cette année là, Saint-Etienne termine cinquième en Championnat et remporte la Coupe de France contre Reims (2-1). C'est aussi la dernière saison de Larqué en vert. (Photo L'Equipe)
16ON A RETROUVÉ LES POTEAUX CARRÉS ! Souvenir cruel que cette image des poteaux carrés (photo) qui ont stoppés les assauts stéphanois en ce 12 mai 1976. Sans eux, les Verts auraient pu être les premiers champions d'Europe français. Ce sera L'OM de 1993 qui réussira l'exploit de remporter enfin cette C1. Contre le Milan AC... à Munich. Les poteaux carrés de Hampeden Park dorment, eux, quelques part sous les tribunes, comme le révèle en mai 2006 une enquête de L'Equipe Magazine. (Photo L'Equipe)































