Annoncée favorite, l'Argentine a perdu ses moyens à domicile et s'est inclinée en finale de la Coupe Davis contre l'Espagne, pourtant amputée de Rafael Nadal. Si les Sud-Américains ont perdu une occasion en or de soulever leur premier Saladier d'Argent, les Ibériques ont décroché leur troisième couronne en huit ans. Retour sur les temps forts du week-end.



CONTRE TOUTE ATTENTE - L'équipe d'Espagne s'est présentée en Argentine avec un statut d'outsider en l'absence de Rafael Nadal, n°1 mondial, blessé à un genou. Sur la moquette rapide de Mar del Plata, les hommes d'Emilio Sanchez (au centre) ont déjoué tous les pronostics, et offert à leur pays sa troisième Coupe Davis de leur histoire, après 2000 et 2004. (Photo L'Equipe)
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13CONTRE TOUTE ATTENTE - L'équipe d'Espagne s'est présentée en Argentine avec un statut d'outsider en l'absence de Rafael Nadal, n°1 mondial, blessé à un genou. Sur la moquette rapide de Mar del Plata, les hommes d'Emilio Sanchez (au centre) ont déjoué tous les pronostics, et offert à leur pays sa troisième Coupe Davis de leur histoire, après 2000 et 2004. (Photo L'Equipe)
13PÉCHÉ DE PROVOC' ? A la manière d'Alberto Mancini, le capitaine argentin, qui avait annoncé que son équipe pouvait «gagner 5-0 contre les Espagnols», quelques-un des murs de Mar Del Plata étaient recouverts d'affiches un peu provacatrices : «Los calzones de Nadal». L'Equipe a expliqué qu'il s'agissait en fait d'un clin d'oeil de Juan-Martin Del Potro adressé à son pote ''Rafa'' : «Nadal, vamos a sacarle los calzones del orto (Nadal, on va lui enlever le caleçon du c...)», propos sur lesquels une agence de publicité s'est appuyée pour communiquer. (Photo L'Equipe)
13SEUL NALBANDIAN... - Il voulait que cette finale de Coupe Davis se déroule à Cordoba, sa ville natale. Et il a râlé lorsqu'il a su qu'elle aurait finalement lieu à Mar Del Plata. Sa déception ravalée, David Nalbandian (n°11 à l'ATP) a confirmé son bon état de forme de fin de saison en dominant outrageusement David Ferrer, dans le premier simple (6-3, 6-2, 6-3), le seul point inscrit par l'Argentine ce week-end. (Photo L'Equipe)
13FERRER N'Y EST PAS - A l'image de sa fin de saison discrète, David Ferrer n'est jamais parvenu à trouver les solutions face à David Nalbandian. Les conseils d'Emilio Sanchez et ses trop rares montées au filet n'ont pas suffi au n°1 espagnol, pourtant classé un tout petit rang en dessous de son adversaire (n°12). Les choses débutent mal pour l'Espagne, menée 1-0. (Photo Reuters)
13ACTEUR OU SPECTATEUR, MÊME COMBAT - C'est finalement dans la ville natale de Guillermo Vilas, à Mar del Plata, que l'Argentine et l'Espagne se sont affrontées pour la troisième fois en Coupe Davis. La légende sud-américaine avait emmené son pays vers sa première finale de Coupe Davis en 1981. Cette fois, il n'a été ''que'' spectateur de la troisième occasion manquée de l'Argentine. (L'Equipe)
13DEL POTRO, LA TUILE. Avant le début de cette finale, quelques-unes des interrogations portaient sur la santé de Juan Martin Del Potro, fraîchement rentré du Masters et fragilisé en fin d'année par des blessures aux pieds (ongles). C'est finalement la cuisse droite qui a gâché le week-end de la révélation de la saison, n°9 mondial. Vaincu par Feliciano Lopez vendredi (4-6 7-6[2], 7-6[4], 6-3) et victime d'une contracture, le géant argentin (1,98 m) n'a pas été en mesure de disputer son simple de dimanche. Certainement un des tournants du week-end. (Photo L'Equipe)
13UN POINT QUI VAUT DOUBLE - Le double de samedi a été décisif. La paire Feliciano Lopez (de face) - Fernando Verdasco a usé le duo David Nalbandian - Agustin Calleri (5-7, 7-5, 7-6[5] 6-3) après une fin de troisième manche épique. Mené 5-1 dans le tie-break le duo espagnol a aligné six points pour s'imposer, et conduire son adversaire à baisser les armes. La télévision argentine a ensuite raconté que David Nalbandian avait eu une dispute avec son partenaire dans les vestiaires, et qu'après les mots, ils en étaient venus aux mains. Pendant ce temps, l'Espagne souriait, menait 2-1 et n'était plus qu'à une victoire du titre. (Photo Reuters)
13PAS TRÈS BON PUBLIC ? D'une manière générale, le public a joué un rôle majeur dans la victoire espagnole si on s'en réfère aux déclarations de Fernando Verdasco. Traité de «fils de p...» et de «pétochard» par quelques-uns des 11 000 spectateurs du Stade Islas Malvinas, le Madrilène y a lui trouvé une motivation. «Au final, être insulté de la sorte m'a donné envie de me surpasser» a confessé le 16e joueur mondial, âgé de 25 ans. (Photo L'Equipe)
13SANCHEZ EXPERT DU POKER - Le capitaine espagnol Emilio Sanchez a eu un rôle crucial tout au long du week-end. «Il a su former un groupe au sein duquel il y a une ambiance phénoménale» a même commenté Rafael Nadal depuis son lieu de vacances à l'Ile Maurice. Plus que cela, le frère d'Arantxa a effectué les bons choix aux bons moments. D'abord vendredi, en titularisant vendredi Feliciano Lopez (48e mondial) aux dépens de Fernando Verdasco, pourtant mieux classé (16e) dans le rôle de n°2. Puis, dimanche, en se privant dimanche de son n°1, David Ferrer, au profit de Verdasco. Coups de pokers gagnants. (Photo Reuters)
13QUAND LES VIEUX DÉMONS RESURGISSENT - David Nalbandian et Agustin Calleri -réconciliés- ont déjà vécu ce moment-là. Ils sont sur le banc et regardent José Acasuso disputer le simple décisif. La dernière fois, c'était en 2006 en Russie. Leur coéquipier s'était incliné face à Marat Safin dans le dernier simple et les Argentins avaient abandonné le Saladier d'Argent aux joueurs de l'Est. Deux ans après et des milliers de kilomètres plus loin, le dénouement est le même. (Photo Reuters)
13FERNANDO, FELICIANO, CES HÉROS - En l'absence de Rafael Nadal, Fernando Verdasco et Feliciano Lopez ont brillé, offrant à eux deux les trois points de la victoire à l'Espagne. Les deux gauchers n'avait jusque-là jamais brillé en Coupe Davis, et ont connu pour la première fois l'ivresse de la victoire. «C'est la victoire la plus importante de ma vie. (...) C'est le plus grand jour de ma vie», a confié Verdasco. «J'ai donné tout ce que j'avais et on a réussi quelque chose de grand. On a fait quelque chose d'important pour tout le pays» a de son côté avoué l'autre héros du week-end. (Avec AFP) (Photo Reuters).
13L'EQUIPE DU SIÈCLE - En remportant son troisième trophée depuis 2000, l'Espagne devient la nation la plus titrée du XXIe siècle devant la Russie, avec deux récompenses. Elle succède au palmarès aux Etats-Unis, 32 fois vainqueurs de l'épreuve depuis sa création en 1900. (Photo Reuters)




























