Du roi Björn Borg, vainqueur à six reprises, à son héritier Rafael Nadal, triple tenant du titre, Roland-Garros a vu triompher une grande majorité de spécialistes de la terre battue. Du côté des Français et des attaquants, l'attente de 25 ans depuis la victoire de Yannick Noah commence à être longue.

LES MOUSQUETAIRES CROISENT LE FER. Construit pour eux, le stade de Roland-Garros a vécu au rythme des exploits des Mousquetaires. Entre 1925 et 1932, René Lacoste (3 titres en 1925, 1927 et 1929), Henri Cochet (quatre titres en 1926, 1928, 1930 et 1932 sur notre photo) et Jean Borotra (1 titre en 1931) ont trusté tous les titres sur la terre battue d'Auteuil. (Photo L'Equipe)
18 photos
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18LES MOUSQUETAIRES CROISENT LE FER. Construit pour eux, le stade de Roland-Garros a vécu au rythme des exploits des Mousquetaires. Entre 1925 et 1932, René Lacoste (3 titres en 1925, 1927 et 1929), Henri Cochet (quatre titres en 1926, 1928, 1930 et 1932 sur notre photo) et Jean Borotra (1 titre en 1931) ont trusté tous les titres sur la terre battue d'Auteuil. (Photo L'Equipe)
18BERNARD EN TEMPS DE PAIX. Après six ans d'absence due à la guerre, les Internationaux de France rouvrent leurs portes en 1946. A 32 ans, Marcel Bernard (à gauche) s'inscrit en simples en raison du forfait de sa partenaire de double mixte et le Français réalise l'exploit en disposant en finale du Tchèque Jaroslav Drobny (à droite) après avoir été mené deux sets à zéro (3-6, 2-6, 6-1, 6-4, 6-3). (Photo L'Equipe)
18QUINZE ANS D'ECART. A dix-huit ans et sept mois, Ken Rosewall remporte le tournoi en 1953 en battant en finale l'Américain Vic Seixas (6-3, 6-4, 1-6, 6-2). Quinze ans après, en 1968, l'Australien ouvre l'ère Open par un deuxième succès à Paris en battant son compatriote Rod Laver, qui prendra sa revanche la saison suivante. (Photo L'Equipe)
18SUR LA ROUTE DU GRAND CHELEM. A 23 ans, Rod Laver s'empare de son premier titre sur la terre battue d'Auteuil en s'imposant (3-6, 2-6, 6-3, 9-7, 6-2) en finale face à à un autre Australien, Roy Emerson. Il réalise cette année-là son premier Grand Chelem avant de récidiver en 1969. (Photo L'Equipe)
18VARIATIONS A L'ESPAGNOLE. Avec son jeu tout en toucher, Manolo Santana empêche en 1961 l'Italien Nicola Pietrangeli de réaliser le triplé. L'Espagnol termine le match (4-6, 6-1, 3-6, 6-0, 6-2) en pleurs. C'est le premier Espagnol à s'imposer à Paris avant une longue série. En 1964, il gagnera son second Roland-Garros face au même adversaire (6-3, 6-1, 4-6, 7-5). (Photo L'Equipe)
18L'ARTISTE RECOMPENSÉ. En 1973, Ilie Nastase ne perd pas un set du tournoi et bat en finale le Yougoslave Niki Pilic (6-3, 6-3, 6-0). Deux ans auparavant, le Roumain s'était incliné en finale face au Tchècoslovaque Jan Kodes (8-6, 6-2, 2-6, 7-5). (Photo L'Equipe)
18LE ROI EST NÉ. Détenteur absolu du nombre de victoires à Roland-Garros avec six titres (1974, 1975, 1978, 1979, 1980 et 1981), Björn Borg commence sa conquête en dominant Manuel Orantes après avoir été mené deux sets à zéro (2-6, 6-7, 6-0, 6-1, 6-1). Avec son entraîneur Lennart Bergelin, le Suédois va révolutionner son sport. Son lift, son impassiblité et son jeu de jambes aérien vont écoeurer des générations de joueurs. (Photo L'Equipe)
18PANATTA, LE TOMBEUR. Après avoir frôlé la catastrophe au premier tour, où il sauve une balle de match sur un plongeon spectaculaire à la volée, Adriano Panatta remporte le tournoi en réussissant l'exploit de battre Björn Borg en quart de finale. Avec son excellent service, ses velléités offensives et son coup droit très solide, le bel Italien devient aux yeux du monde le digne héritier de Nicola Pietrangeli. (Photo L'Equipe)
18UN SEUL ÊTRE VOUS MANQUE... Joueur type de terre battue, Guillermo Vilas est LE spécialiste de la surface. Et pourtant, il ne gagnera qu'une seule fois Roland-Garros en 1977, l'année où Björn Borg est absent. En finale, il étrille (6-0, 6-3, 6-0) l'Américain Brian Gottfried. La saison suivante, il subit les assauts de Borg (6-1, 6-1, 6-3) et il perdra de nouveau en 1982 en finale face à Mats Wilander (1-6, 7-6, 6-0, 6-4). (Photo L'Equipe)
18WILANDER, l'HÉRITIER. Il a la même patience, le même flegme, un revers à deux mains et c'est un Suédois. Après la suprématie de Björn Borg, la Suède a trouvé son héritier avec Mats Wilander (trois titres en 1982, 1985 et 1988) qui, non seulement, s'impose à dix-sept ans et neuf mois face à Guillermo Vilas mais fait aussi preuve d'une sportivité rare en rendant une balle de match à Jose Luis Clerc en demi-finale. (Photo L'Equipe)
18LA FRANCE DE NOAH. La France attendait une victoire depuis 1946. Avec ses montées incessantes à la volée, ses revers chopés, son grand service et son incroyable présence physique, Yannick Noah conquiert le coeur de son pays en 1983 et fait chavirer le court central en battant (6-2, 7-5, 7-6) Mats Wilander. Il est non seulement le dernier Tricolore à s'être imposé dans le tableau masculin mais c'est aussi le dernier adepte du service-volée. (Photo L'Equipe)
18LA RIGUEUR CISAILLE LE TALENT. En 1984, John McEnroe n'a jamais été aussi fort. Il domine son art à la perfection. Son toucher cristallin et ses services-volées mettent au supplice Ivan lendl pendant plus de deux sets. L'Américain mène deux manches à zéro et possède le break dans la troisième. Le public en veut encore, encourage le Tchécoslovaque qui s'accroche et réussit à renverser la situation pour gagner son premier Grand Chelem (3-6, 2-6, 6-4, 7-5, 7-5). On le disait fragile lors des finales après ses trois défaites (une à Roland-Garros en 1981 et deux à l'US Open en 1982 et 1983), or Ivan Lendl a déclenché une machine qui va conquérir huit titres majeurs. (Photo L'Equipe)
18CHANG, L'UNIQUE. De la victoire de Michael Chang contre Stefan Edberg (6-1, 3-6, 4-6, 6-4, 6-2), on retient surtout la nouvelle défaite d'un attaquant face à un défenseur et l'âge de l'Américain, dix-sept ans et trois mois (record de précocité). Mais en 1989, c'est l'image de son huitième de finale contre Ivan lendl qui reste gravée dans les mémoires. Perclu de crampes, Michael Chang joue l'intox face à l'impressionnant Tchécoslovaque. Il sert à la cuillère, provoque sur les retours, reste debout aux changements de côté, effectue des assouplissements entre les points et fait craquer Ivan Lendl pour s'imposer après avoir été mené deux sets à zéro (4-6, 4-6, 6-3, 6-3, 6-3). (Photo L'Equipe)
18COURIER EXPRESS. Avec son physique de bûcheron et ses prises de raquette extrêmes, Jim Courier surprend tous ses adversaires et surtout Andre Agassi, qui échoue en finale pour la deuxième année consécutive (3-6, 6-4, 2-6, 6-1, 6-4). L'Américain récidive en 1992 mais rate la passe de trois l'année suivante en tombant contre Sergi Bruguera. (Photo L'Equipe)
18LE LIFT DEVASTATEUR. Né sur terre battue, Sergi Bruguera réalise son rêve en remportant Roland-Garros en 1993 après avoir sorti le numéro 1 mondial, Pete Sampras, peu à l'aise sur cette surface. Il prend le dessus en finale sur Jim Courier (6-4, 2-6, 6-2, 3-6, 6-3). La saison suivante, l'Espagnol assume son statut de favori en domptant son surprenant compatriote Alberto Berasategui sous les yeux du roi et de la reine d'Espagne (6-3, 7-5, 2-6, 6-1). (Photo L'Equipe)
18LE DÉCLIC FRAICHEUR. Son sourire, son enthousiasme et surtout son jeu élastique éclaboussent le central de Roland-Garros. Arrivé 66e mondial, Gustavo Kuerten élimine tour à tour Thomas Muster, Evgueny Kalfelnikov et Sergi Bruguera en finale. En 1997, "Guga" devient le premier Brésilien à remporter un tournoi du Grand Chelem. Trois ans plus tard, il fête l'an 2000 face à Magnus Norman et réalise le triplé en 2001 contre Alex Corretja en finale. Lors de son dernier triomphe, il a frôlé l'élimination en huitièmes de finale face à Michael Russel, contre lequel il sauve une balle de match. Il n'a plus gagné depuis à Paris, notamment en raison d'une hanche douloureuse, mais son histoire d'amour avec le public parisien se poursuit malgré tout. (Photo L'Equipe)
18AGASSI, LE SAGE. Douze ans après son premier tour à Roland-Garros en 1987, onze ans après avoir enthousiasmé le public avec son short en jean et ses cheveux péroxydés, après deux défaites en finale, des traversées du désert, des blessures, Andre Agassi remporte enfin Roland-Garros en 1999 et devient ainsi un des rares joueurs à avoir gagné un titre majeur sur toutes les surfaces. En finale, l'Américain revient de deux sets à zéro pour gagner face à Andrei Medvedev (1-6 2-6 6-4 6-3 6-4). La même année, Steffi Graf s'impose aussi... (Photo L'Equipe)
18NADAL PLUS VITE QUE SON OMBRE. En 2005, pour sa première participation aux Internationaux de France, Rafael Nadal soulève le trophée des Mousquetaires à 18 ans en battant Mariano Puerta, convaincu de dopage par la suite. L'année suivante, l'Espagnol assume son statut pour dominer ses émotions et son grand rival, Roger Federer, lors d'une finale de rêve... sur le papier. En 2007, l'Espagnol rejoint Björn Borg en s'imposant pour la troisième fois d'affilée à Roland-Garros, encore face à Federer. (Photo L'Equipe)


































