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116e SESSION DU CIO Le programme revisité
À l’automne commencera l’étude de tous les sports aujourd’hui au programme. Le seront-ils tous encore demain ?
ATHÈNES – de notre envoyé spécial
UNE CHOSE est certaine. Lorsque Jacques Rogge, le président du CIO, a une idée, il va jusqu’au bout. Même si le chemin est long et hérissé de barrières plus ou moins hautes, le Belge fonce tête baissée pour arriver à ses fins. À vrai dire, Rogge n’a sans doute pas digéré son échec de la session de Mexico, en novembre 2002, lorsqu’il a voulu expulser le pentathlon moderne, le softball et le base-ball des JO. Il désire toujours un programme olympique réactif, qui plaise aux jeunes, et revient à la charge. Pour ce faire, le Comité international olympique a défini 32 critères sur la base desquels les 28 sports et les 301 disciplines seront désormais jugés pour conserver ou gagner le droit de figurer au programme des Jeux de … 2012. Jacques Rogge, à une époque pas si lointaine, avait bien tenté de réduire le délai d’introduction d’un sport. Malheureusement, la Charte olympique, la constitution du mouvement olympique, stipulait qu’il fallait au moins sept ans entre l’annonce et la disparition d’un sport olympique. Selon un rapport remis mercredi à Athènes aux membres du CIO, l’étude prend notamment en compte pour chacun des sports son histoire, sa tradition, son image, son universalité, sa popularité, son impact médiatique, ses effets sur l’environnement mais aussi ses perspectives de développement et sa politique antidopage. Dès l’issue des Jeux, le 29 août prochain, une commission d’étude se mettra en place pour décortiquer chaque sport selon ces critères. Certes, le pentathlon moderne, le softball et le base-ball sont évidemment en tête de liste des sports en danger mais nul n’est à l’abri des fourches caudines du CIO. Au niveau des disciplines, le couperet pourrait être encore plus dévastateur car la marche, la lutte gréco-romaine, les poids légers en aviron, le concours complet en équitation, certaines épreuves par équipes et d’autres encore, peuvent passer à la trappe. Si pour les sports, un vote de la session est nécessaire (au moins deux tiers des voix), pour les disciplines, une simple décision de la commission exécutive du CIO est suffisante. Ce « rafraîchissement » voulu par Jacques Rogge a pour but d’éviter l’immobilisme et le conservatisme. Reste qu’une éviction du programme olympique condamnerait inexorablement le ou les sports concernés à la confidentialité. La bataille pour le maintien des sports en place sera terrible. Quant au rugby à 7 et au golf, ils devront attendre la décision de la session de Singapour, en juillet 2005, pour savoir s’ils pourront enfin retrouver le futur programme olympique quitté en 1924 pour le premier et en 1900 pour le second.
ALAIN LUNZENFICHTER
LINDBERG VICE-PRÉSIDENTE. – La Suédoise Gunilla Lindberg (57 ans) a été élue vice-présidente du CIO en remplacement de Thomas Bach dont le mandat arrivait à expiration. Après Anita Defrantz (1997-2001), elle est la deuxième femme qui atteint cette haute responsabilité. Quant à Sergueï Bubka (représentant des athlètes), Mario Vazquez Rana (représentant des CNO), Denis Oswald (représentant des fédérations d’été) et Ottavio Cinquanta (représentants des fédérations d’hiver), ce ne fut qu’une formalité puisqu’ils étaient les seuls candidats à leurs postes respectifs.
NOUVELLE COMMISSION EXÉCUTIVE. – Président : Rogge (BEL) ; Vice-présidents : Smirnov (RUS) ; Easton (USA) ; Kim Un-yong (CDS), suspendu depuis 2003 ; Lindberg (SUE). Membres : Nikolaou (GRE), Oswald (SUI) ; M. Vazquez Rana (MEX) ; Heiberg (NOR) ; Diallo (GUI) ; Khoury (LIB) ; Cinquanta (ITA) ; Bubka (UKR) ; Yu Zaiqing (CHN) ; Carrion (PUR).
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