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L'Equipe du Jeudi 12 Aout 2004 Retourner au sommaire Télécharger l'édition complète en pdf Télécharger Acrobat Reader
 

 
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L’alchimie de Narbonne
1re JOURNÉE
Castres a pris de l’étoffe
Revoilà Thion
Professionnels à temps plein dès octobre ?


BIARRITZ

Revoilà Thion

Remis de son opération au tendon d’Achille,

le deuxième ligne international biarrot

retrouve le terrain, après huit mois d’absence.

BIARRITZ

de notre envoyé spécial

OPÉRÉ LE 19 JANVIER d’une excroissance osseuse sur le talon gauche qui enflammait le tendon d’Achille et le menaçait de rupture, Jérôme Thion fait son retour ce soir (20 h 30), au stade Aguiléra, lors du match amical Biarritz-Castres, le dernier du BO avant le déplacement à Béziers, pour l’ouverture du Top 16. « J’ai une grosse envie de rattraper le temps perdu, se réjouit le deuxième ligne international, révélation de la dernière Coupe du monde (26 ans, 1,99 m, 115 kg, 9 sélections). Mon mollet et mon tendon de la jambe gauche sont plus forts que jamais. J’ai bien travaillé pendant six mois avec les kinés, les préparateurs. Il me manque juste le rythme de la compétition. »

« Du jour au lendemain, tu te retrouves le pied dans le plâtre, à marcher avec des béquilles, alors que tu t’entraînais deux fois par jour, raconte Jérôme Thion. L’entraînement, tu en as besoin, pour relâcher les pressions physique et psychologique. Alors, tu passes par une phase de dépression qui n’est pas évidente. Je venais d’arriver, je n’avais joué que sept matches avec le BO. Je me sentais un peu coupable de ne rien donner. Heureusement, les dirigeants ont été formidables. »

À moins d’une semaine du début officiel de la saison, Thion va donc s’attacher à retrouver une place de titulaire au sein d’une équipe où les postes en seconde ligne sont particulièrement bien pourvus (Couzinet, Olibeau, Boyse, voire Pierre Saint-Jean, un Espoirs).

Ensuite, il aura le temps de songer au quinze de France. « Bien sûr que j’y pense, dit-il. Mais chaque chose en son temps. Si je suis bon avec Biarritz, cela viendra tout naturellement. » L’éclosion hivernale du Berjallien Pascal Papé, lors du Grand Chelem des Bleus, lui a rappelé un peu la sienne, un an plus tôt. « De toute façon, conclut-il, il n’y a que la concurrence qui permet de progresser et d’avancer. » – G. N.