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AVIRON
Moins dur que prévu
Quoique puissant, le vent n’a pas perturbé les premiers entraînements de l’équipe de France.
ATHÈNES – de notre envoyé spécial
« C’EST LA PREMIÈRE fois que je vois ce bassin “ramable”. » Le DTN adjoint Pascal Berrest faisait partie des spectateurs présents l’an passé aux Championnats du monde juniors qui s’étaient disputés sur ce même plan d’eau olympique de Schinias. La puissance des vagues générées par le vent avait perturbé les courses, obligeant à disputer les finales sur 1 000 m au lieu de 2 000 m et envoyant certains bateaux par le fond. Seul junior de l’an passé sélectionné aux Jeux dans le quatre de couple, Cédric Berrest (neveu du précédent) se souvient de ces régates avancées au petit matin, de « ces départs à 3 h 30 où il n’y avait rien à manger, car les gens de la base ne voulaient pas se lever », et de ces arrivées de nuit sur le bassin « que l’on ne voyait pas bouger ». Mais une fois au bord de l’eau, ce n’était pas pareil : « Les vagues passaient sur le ponton et il fallait surtout faire attention à ne pas se bouger. » Hier, Cédric Berrest et toute l’équipe de France olympique sont arrivés sur le bassin avec une certaine inquiétude. Le meltène soufflait à 6-7 mètres par seconde, mais rien de comparable avec l’été 2003. « Si ça reste comme ça, on n’a pas à se plaindre », note Cédric Berrest. « Pour l’instant ça va, mais l’important, ce sera les jours de course », souligne à juste titre le poids léger Frédéric Dufour. Le gros sujet d’inquiétude hier n’était pas le vent, mais les transports. Un seul bus pour le départ de 150 rameurs et 1 h 30 écoulée entre la montée dans le car et l’arrivée au plan d’eau. Râlant comparativement aux Australiens logés au Club Med voisin. Les champions du monde Sébastien Vieilledent et Adrien Hardy et les poids légers Pascal Touron et Frédéric Dufour se demandaient même s’il ne serait pas possible de prendre le petit déjeuner sur le bassin et partir beaucoup plus tôt pour éviter les bousculades. Si, comme c’est envisagé, le départ des courses est avancé à 7 h 30, heure où le vent souffle moins, on ne serait pas loin des 3 h 30 dont parlait Cédric Berrest. – M. V.
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