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L'Equipe du Jeudi 12 Aout 2004 Retourner au sommaire Télécharger l'édition complète en pdf Télécharger Acrobat Reader
 

 
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LISTE DES ARTICLES
Page 9 
J – 1
Le programme revisité
Moins dur que prévu
Manaudou gênée à l’épaule
Une vingtaine d’AUT pour les Français
« Lundi, je déciderai »
Comment les athlètes vont se soigner
Ils s’envolent pour Athènes


Manaudou gênée à l’épaule

Sans pour l’instant être un frein à ses ambitions, la douleur ressentie par Laure Manaudou pendant le stage terminal d’Aix-les-Bains persiste et l’empêche encore de s’entraîner tout à fait normalement. Récurrente, cette inflammation a d’ailleurs justifié, la veille du départ des Français pour Athènes, une visite chez son ostéopathe de Melun. Une petite alerte pour la triple championne d’Europe qui pourrait enchaîner quatre courses capitales dimanche (série et demi-finale du 100 m dos, série et finale du 400 m).

HÉNIN IMPRESSIONNE METELLA. – Après 24 heures passées au village olympique, Malia Metella n’a pour l’instant rencontré qu’une « célébrité », mais pas des moindres puisqu’il s’agit de la joueuse de tennis Justine Henin, aperçue au restaurant. Si la championne d’Europe du 100 m a noté la petite taille de la numéro 1 mondiale belge, elle fut surtout impressionnée par sa carrure. « Elle est plus baraquée qu’une nageuse ! », s’étonnait Metella, pourtant loin d’être malingre.

PÉREC, TOUJOURS STAR. – Laure Manaudou et Malia Metella ont trouvé un bon moyen d’agrémenter l’ordinaire. Les deux miss, qui se pliaient hier mercredi à l’exercice de la conférence de presse avec quelques autres Bleus, ont profité de leur aller-retour au club France pour poser à côté de Marie-José Pérec, de passage dans les locaux. Devant l’objectif de Julien Sicot, les reines des derniers Championnats d’Europe ne dissimulaient pas leur plaisir de rencontrer la triple championne olympique.

DES CAPITAINES D’EXPÉRIENCE. – Franck Esposito et Solenne Figuès : le choix des capitaines de l’équipe de France de natation n’a rien pour surprendre. Esposito (33 ans) et Figuès (25 ans) totalisent à eux deux sept JO et vingt-deux années en équipe de France ! Dans des styles très différents, l’Antibois et la Toulousaine, plus bavarde, ont pris la parole dès la veille du départ pour Athènes, afin, notamment, de mettre en garde leurs coéquipiers contre les risques de dispersion inhérents à l’événement.

PRIVÉS DE CÉRÉMONIE. – Ils ne seront que quelques chanceux à pouvoir assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux. Du côté des Françaises, seules Elsa N’Guessan, membre du relais 4 × 200 m et Laurie Thomassin, brasseuse du 4 × 100 m 4 nages, se permettront cette récréation, leurs épreuves n’étant pas programmées avant mercredi. Chez les garçons, Simon Dufour et Julien Sicot, qui nagent pourtant le surlendemain le relais 4 × 100 m, ont déjà annoncé leur présence. Sans émettre d’interdiction, l’encadrement français a déconseillé aux engagés des jours suivants d’y assister, insistant sur la fatigue qu’engendrait ce type d’événement. Mais comme le dit Sicot, qui participe à ses premiers JO, c’est aussi « quelque chose à vivre dans une carrière ».

GYMNASTIQUE : LES FRANÇAIS ONT CHOISI. – Avant même d’effectuer l’entraînement sur podium, hier à midi, les entraîneurs français avaient désigné qui ferait quoi lors du concours de qualifications de demain, déterminant pour accéder dans les finales par équipe, individuelle et par appareils. Comme prévu, seuls Benoît Caranobe et Johan Mounard seront alignés sur les six agrès. Pour les autres, Dimitri Karbanenko sera exempté des anneaux, Florent Marée des arçons, Yann Cucherat du sol et du saut et Pierre-Yves Bény des barres parallèles et fixe. « J’espère qu’ils se comporteront mieux quand ça comptera, commenta Marc Touchais, l’entraîneur national, à l’issue de six rotations plutôt moyennes des garçons. Mais leur objectif était surtout de prendre contact avec les engins. » En l’occurrence, surpris par la température très fraîche de la salle de compétition, ils sont apparus presque apathiques au sol, commettant plusieurs bévues. « Le praticable s’est avéré plus dur que celui de l’échauffement », les excusa Marc Touchais, l’entraîneur. Il a fallu patienter jusqu’aux barres parallèles et la fixe, soit les deux ultimes rotations, pour assister au réveil du collectif.

CANOË-KAYAK : HUIT FRANÇAIS POUR LA COURSE EN LIGNE. – Officiellement, la délégation française aux Jeux est composée de quatre représentants : Amir-Tahmasseb (K1 500 m et 1 000 m) et Lavigne-Lenoir (C2 500 m et 1 000 m) chez les hommes, plus Nathalie Marie (K1 500 m femmes). Mais ce seront huit Bleus qui s’envoleront le 20 août pour Athènes, Anne-Laure Viard et Marie Delattre (K2) ainsi que Éric Le Leuch et Laurent Barbey (C2) les accompagnant pour éventuellement saisir l’occasion d’une inscription de dernière minute. Inclus dans la liste soumise au CIO, ils pourraient profiter, le 21 août au soir de désistements consécutifs à des blessures ou suspension pour dopage.