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L'Equipe du Jeudi 12 Aout 2004 Retourner au sommaire Télécharger l'édition complète en pdf Télécharger Acrobat Reader
 

 
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Mathieu retrouve le sourire
L’ATP proteste auprès du CIO
Encore en quête
Levet : « Tout le monde peut gagner »
86es CHAMPIONNATS USPGA
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Levet : « Tout le monde peut gagner »

« APRÈS VOTRE ÉPOPÉE écossaise, vous n’avez coupé que quinze jours. Vous vouliez continuer sur votre lancée ?

– Je tenais à jouer en Suède sur un parcours que j’aime beaucoup. J’ai fait une vingt-quatrième place correcte, et j’ai plutôt bien putté même si je n’ai pas eu beaucoup de chance. En fait, je voulais garder le rythme, continuer sur mes bonnes sensations de Loch Lomond et du British Open pour enchaîner sur l’USPGA.

Et comment avez-vous préparé ce tournoi ?

– En fait, j’ai joué à Hossegor avec Guy Forget et aussi à Biarritz en me fixant un faux par à 67-68, ce qui correspond à peu près au par 72 d’ici. Je me suis préparé physiquement, je suis allé plusieurs fois au practice. Bref, j’ai gardé le contact, mais surtout j’ai joué avec mes enfants et je me suis reposé. C’est le point le plus important pour moi en ce moment : bien doser, ne pas trop se brûler avant la série de tournois ultra importants qui s’annonce.

Ici vous avez dû trouver un parcours très différent de ceux d’Hossegor ou de Chiberta ?

– C’est sûr ! Même si Hossegor est long, ici le parcours est très, très long ; et comme il fait froid, la balle ne roule pas. Et encore, on a de la chance, il n’y a pas trop de rough et les fairways ne sont pas dramatiquement petits. Le problème, c’est qu’il y a tellement de pentes qu’avec deux bons coups la balle peut rouler jusqu’à une position totalement injouable.

Quel sera la clé cette semaine ?

– La clé ? C’est : sauve qui peut ! Si tu rates le moindre coup, il faut que tu admettes de jouer le par quatre en par cinq et ainsi de suite. Et pas moyen de jouer la sécurité comme je m’étais appliqué à le faire au British Open. Ici, en jouant le driver, on se retrouve avec, au mieux, un fer quatre en deuxième coup. Le fer quatre sur un parcours habituel, c’est le plus long club que l’on ait l’occasion de jouer. En fait, ce parcours à l’apparence d’un links, mais ça se joue comme un parcours américain : il faut taper vraiment fort la balle, sinon on peut rester chez soi ! Mais du coup, tout le monde peut gagner. En particulier celui qui a un bon petit jeu et la chance de ne pas se retrouver dans des endroits impossibles sur des coups corrects. » – P. M. B.