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Zikos, atout maître
Le Grec a été la plaque tournante d’une équipe monégasque sereine, efficace et déjà bien en jambes.
NOVA GORICA – De notre envoyé spécial
ROMA : peu sollicité en première période, où il s’est efforcé d’accélérer le jeu en relançant très vite à la main. Il s’est ensuite montré impeccable, sauvant deux fois son but devant un tir de Krsic (52e) et un autre à bout portant de Sturm (68e). SQUILLACI : dans cette défense à trois, il a rapidement eu pignon sur rue rive droite. Très sûr, il n’a jamais été battu d’homme à homme. Quand il est repassé dans l’axe dans une configuration à quatre (après l’expulsion d’Evra), il a encore donné du volume à son jeu. MODESTO : victime d’un peu de fébrilité dans l’axe, il a expédié un dégagement en corner (13e), a eu quelques renvois approximatifs. Mais il s’est montré intraitable dans le jeu de tête et a dégagé des ballons chauds. GIVET : placé à gauche, le capitaine de l’ASM a bien maîtrisé le remuant Pus, bien nettoyé sa zone et rapidement pris l’avantage sur Krsic. N’a jamais été mis en difficulté. MAICON : les montées du Brésilien ont souvent semé le désordre côté gauche. Doté d’une sacrée accélération et d’une magnifique technique, il donne l’impression que le ballon est cousu à son soulier. Il a laissé sur place quand il l’a voulu ses gardes du corps. Son entente avec Chevanton ou Kallon est déjà très au point. Une seule erreur : un cadeau à Sturm (67e) qui aurait pu coûter l’égalisation. ZIKOS : il était partout. Un travail phénoménal devant la défense, des jaillissements qui ont souvent créé le surnombre en attaque, le Grec, toujours sur la bonne trajectoire, a relancé sans fioritures. Il a sorti hier soir un modèle de match. BERNARDI : son rendement dans la distribution n’a pas été altéré par son avertissement pour antijeu reçu d’entrée (6e). Complément idéal de Zikos, l’Argentin a délivré des passes précieuses. Il n’a rien perdu de ses facultés pour lire le jeu, anticiper et donner le ballon dans le dixième de seconde. EVRA : lui aussi a été averti d’entrée, pour avoir séché Pus (2e). Un carton qui allait lui coûter cher puisqu’une nouvelle faute sur Kokot (54e) allait lui valoir une expulsion. On retiendra néanmoins ses cinquante minutes intenses, son envie d’aller de l’avant, sa complicité avec Chevanton et, bien sûr, son « coup de boule » qui a permis à Kallon d’ouvrir la marque (9e). KALLON : auteur d’un premier but superbe, il a ferraillé sans relâche et fait diversion sur le front slovène, permettant ainsi à Chevanton de mettre plus de pression sur les défenseurs. Il est allé chaparder un deuxième but sur la fin (le 3e de Monaco), preuve que, dans l’axe, c’est aussi un gros client. Reste à travailler les automatismes, notamment lors des percées de Maicon, qu’il n’a pas su resservir dans le tempo. ADEBAYOR : un match en demi-teinte, mais il s’est beaucoup démené lui aussi. Avec Chevanton, ils se sont parfois marché sur les pieds. Remplacé par Diego PÉREZ (55e), qui apporte au milieu, déjà solide et compact, une touche supplémentaire d’agressivité. Averti pour un tacle dangereux, il a vraiment du caractère. CHEVANTON : la fringale de ballons de ce joueur astucieux, rapide comme l’éclair, en fait un attaquant qu’il est difficile à maîtriser. Il flirte toujours avec la ligne du hors-jeu, virevolte sans cesse, « descend » chercher des ballons, les remonte... Bref, l’Uruguayen est bien le poison annoncé. Sans compter qu’il tire sans jamais armer ses frappes. Une vraie gâchette qui saute sur tous les ballons comme un mort de faim. Son but du gauche, après avoir expédié son premier tir sur le poteau, en est l’illustration parfaite.
GUY ROGER
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