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02/04/2005

Rugby - CE - Le festival de Paris

Une victoire, sept essais parisiens, du soleil et un parc des Princes complet. Le Stade Français a bien fêté samedi son quart de finale de Coupe d'Europe en dominant (48-8) largement Newcastle. Privés de Jonny Wilkinson, les Falcons se sont heurtés à la puissance du pack parisien et n'ont jamais pu développer leur jeu. Par leur engagement physique, les Stadistes ont annihilé le talent des attaquants anglais, Noon, Mayerhofler, Tait ou Burke.


Dès l'entame du match, les hommes de Fabien Galthié ont mis la main sur la rencontre et ont imposé la force de leur cinq de devant. A la 2e minute, David Skrela a concrétisé la domination parisienne par une pénalité puis le Stade Français a déroulé son jeu autour de son pack. Avec trois essais en première mi-temps dont un doublé du talonneur Mathieu Blin (11e, 19e) et le troisième signé Olivier Sarraméa (31e), le Stade Français n'a jamais laissé respirer les Falcons. Après avoir enfoncé les Anglais sur des mauls très performants, Paris a écarté le jeu pour finir par trouver l'intervalle. Supérieurs en touches et en mêlées, les Stadistes se sont mis à l'abri dès la pause (22-3).


Au retour des vestiaires, les Parisiens ont attendu une dizaine de minutes pour déclencher la surmultipliée. Le festival a commencé par un quatrième essai inscrit sur l'aile par Raphaël Poulain (63e). Pourtant les Falcons ont tout essayé même de sortir leur deuxième pilier, histoire de voir les mêlées simulées. Mais cette stratégie n'a pas vraiment déconcentré les Stadistes malgré un essai de Burke (72e) et ils ont enchaîné trois nouveaux essais. Olivier Sarraméa, remplaçant de Christophe Dominici, a même réalisé un beau triplé (31, 78, 80). Très puissant, l'arrière a complètement enfoncé ses homologues anglais pour conclure sur un ultime essai avant le coup de sifflet final.


Le parc des Princes peut alors jubiler, il a retrouvé du rugby champagne après ses heures de gloire avec le XV de France et les finales du Championnat de France. Quant au Stade Français, il peut respirer. Les joueurs de Fabien Galthié ont trouvé un second souffle après leur cuisant échec contre Biarritz dans la Top 16. La revanche sera peut-être européenne pour les Parisiens qui attendent le nom de leur futur adversaire en demi-finale : le Munster ou... Biarritz.

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