
Patrice Lagisquet (co-entraîneur de Biarritz) :
«Franchement, on a eu l'occasion de faire la différence en première mi-temps. Sur deux ou trois ballons, on pouvait aller plus loin. Il ne nous a pas manqué grand chose pour amener cette équipe au point de rupture. Au début de la deuxième mi-temps quand j'ai vu qu'ils commençaient à marquer rapidement, je me suis un petit peu inquiété. On a montré quelques signes de faiblesse au niveau de notre organisation défensive et là , j'ai vu qu'il y avait de la fébrilité dans nos rangs. On n'a pas su s'adapter car on aurait pu avoir des montées en défense plus rapides et plus agressives. Enfin, je n'ai jamais vu une équipe aussi truqueuse que le Munster et je tiens à féliciter mon équipe pour le calme qu'elle a affiché. On a eu un mental très solide pour ne pas s'énerver et rester dans le match».
Jacques Delmas (co-entraîneur de Biarritz) :
«L'alignement a été une des clés du match. Contre le Stade Français, on n'avait pas été trop performant. C'est dû aussi aujourd'hui à la qualité de notre alignement, au travail qu'ils ont su faire. Ca leur appartient aussi. Ils ont su répondre présent contre je pense le meilleur alignement d'Europe».
Alan Gaffney (entraîneur du Munster) :
«Mes joueurs sont intelligents, ils avaient très bien compris leurs erreurs à la mi-temps. Donner autant de pénalités à un joueur comme Yachvili, c'était inacceptable. Mais je crois que nous sommes restés dans le match jusqu'à une ou deux minutes de la fin, vraiment. J'avais demandé à mes joueurs de donner 100%, ils ont donné 110 ou 120%. On ne peut pas vraiment demander plus».
Anthony Foley (capitaine du Munster) :
«Il y a de la frustration chez nous. A mesure que le match avançait, on sentait que l'on prenait le dessus devant. Mais la botte de Yachvili a sauvé les Biarrots à certains moments où on les maintenait sous pression. Par moments, il aurait fallu que nous soyons un peu plus patients. Ils ralentissaient le jeu en 2e période par des interruptions, des changements, mais nous aurions fait exactement la même chose à leur place».
Dimitri Yachvili (demi de mêlée de Biarritz) :
«Le Munster a une très grosse expérience, une bonne organisation depuis quelques années maintenant. On a su relever le défi physique devant. On a été intelligents en mêlée et en touche car ils ont beaucoup de vice et ils auraient pu nous faire craquer mais on a su garder notre sérénité et les ballons qu'il fallait».
Jean-Michel Gonzalez (talonneur de Biarritz) :
«Au départ je n'étais pas très chaud pour jouer à Anoeta parce que je craignais qu'on n'arrive pas à le remplir. Là , j'ai vécu quelque chose de fabuleux, des moments inoubliables. Le public a été très présent derrière nous et on lui a rendu ce qu'il nous a donné. C'est symbolique pour moi qui ai déjà joué en 1998 à Anoeta avec la sélection du Pays Basque contre l'Ulster devant 7000 personnes. Là , il y avait 32000 personnes. C'est fantastique».

