Le Stade Français s'est logiquement incliné à Cardiff (21-31) et n'a plus les cartes en main dans la course à la qualification. Les Parisiens ont connu une première période catastrophique, puis ils ont tenté de revenir en vain, face à des Gallois impressionnants. Avec cette deuxième défaite à l'extérieur, les quarts de finale s'éloignent sensiblement.
Dans l'ombre du Millennium, le Stade Français s'attendait à souffrir face aux Blues mais pouvait déjà se féliciter d'une météo plutôt clémente. Pas de pluie ni de boue, comme la semaine dernière à Jean Bouin, et donc plus de possibilité de jeu. Mais ce sont les Gallois qui ont allumé les premières mèches dès la première action sur un coup de pied contré de Fillol. Ils ont alors montré leurs belles dispositions offensives, en passant les cinq premières minutes dans le camp parisien. Flanagan concrétisait cette domination par une pénalité, et confirmait que le match serait compliqué pour le champion de France. Très agressifs en défense, les Gallois récupéraient de nombreux ballons et imposaient leur rythme, mettant une pression efficace sur les Parisiens. Cette audace allait logiquement payer. Suite à une touche concédée par Liebenberg, une superbe combinaison entre Gareth Thomas et David Flanagan envoyait Jamie Robinson à l'essai. Flanagan transformait, et le début de match pouvait difficilement être pire pour les Parisiens (10-0). Incapables de tenir le ballon, souvent sur le reculoir et maladroits, ils rendaient trop de munitions à leurs adversaires, qui n'en demandaient pas tant.
Inexorablement, les Gallois avancaient, créaient des brèches et faisaient preuve d'un beau réalisme. Flanagan ajoutait trois points de plus, et la première période virait au cauchemar, avec en plus les blessures de Papé, Fillol et Liebenberg, ce dernier laissant sa place à Bastrareaud. Le Stade Français a pourtant bien réagi, à l'orgueil, en s'appuyant sur un pack dominateur. Après une belle action collective, Julien Arias appaltissait dans l'en-but pour remettre les siens dans la course juste avant le repos (7-13). Mais, dans ce premeir acte enmevé et spectaculaire, Tom James inscrivait un deuxième essai en profitant une nouvelle fois des erreurs individuelles parisiennes avec deux plaquages manqués. Les Blues rentraient au vestiaire avec un avantage conséquent (20-7) après une première période dominée sans la moindre contestation possible.
Le destin s'en mêle
A la reprise, le stade Français n'avait plus le choix et devait impérativmeent réagir. Fabien Galthié tentait un coup de fouet avec les entrées de Blin, Ledesma, Albouy et Messina, et ses hommes montraient d'emblée une grosse envie. Une pénalité de Skrela mettait les Parisiens à dix points, et entretenait l'espoir. Mais le destin était décidément cruel et, sur le coup d'envoi, Paul Tito contrait le coup de pied de Skrela puis marquait un troisième essai assassin. Le coup était très dur et le champion de France a eu du mal à s'en remettre. La nervosité et la frustratrion grandissaient, alors que les Gallois continuaient leur remarquable travail de sape, avec en plus de la réussite. Mais le Stade Français ne lâchait rien et tentait beaucoup : deux pénalités de Skrela les remettaient mine de rien à neuf petits points, et lançaient la course poursuite.
Le match pouvait basculer de part et d'autre, et devenait complètement fou, avec un rythme très élevé. Las, les Parisiens ont craqué au niveau de la discipline. Une nouvelle pénalité offerte à Flanagan, puis un carton jaune pour une faute stupide de Roncero (58e): la victoire avait choisi son camp. Le Stade Français a quand même poursuivi ses efforts, et incrivait un deuxième essai en coin par Antoine Burban. Trop tard, et insuffisant pour voler aux Blues une victoire méritée. Comme un signe du scnéraio catastrophe, Flanagan enquillait un drop dans les arrêts de jeu pour priver les Français du point de bonus. La déception est immense, et le Stade Français est désormais condamné à l'exploit en janvier chez les Harlequins. Et encore, cela pourrait ne pas suffire. A.M.