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    Mondiaux 2003 
Propos recueillis par Arnaud Tillous  Entretien avec Antoine Deneriaz 



1- Objectif descente
2- Un skieur nouveau

Entraînement à Saint-Moritz (Photo AFP)

EN VERSION ORIGINALE
« Des conditions dantesques »
(real / windows)
« Un entraînement correct »
(real / windows)
« Être au top pour se jauger »
(real / windows)
« Raccourcir les trajectoires »
(real / windows)
« Une tactique un peu bizarre »
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« Garder ma fraîcheur »
(real / windows)
« Une piste pas très difficile »
(real / windows)
« Je ne me plains pas »
(real / windows)

(Photo AFP)

> La fiche d'Antoine Deneriaz

Concentré au départ du super-G de Val Gardena...
...triomphant à l'arrivée de la descente.





(Photos L'Equipe, sauf mention)
À 26 ans, Antoine Deneriaz a endossé le rôle de leader de l'équipe de France masculine de vitesse depuis sa victoire à Val Gardena, le 21 décembre dernier. À la veille de la descente des Mondiaux, samedi à Saint-Moritz, le colosse de Morillon a répondu à nos questions. Volet 1 : Objectif descente.

«  Vous avez connu des conditions difficiles lors du premier entraînement, mercredi ?

Oui, c'était des conditions un peu dantesques. C'était très irrégulier, il y avait du vent, du brouillard et un peu de neige. C'était des conditions limites pour envoyer des coureurs mais, bon, l'entraînement a eu lieu. C'était important, en vue de la course de samedi, de faire un passage afin que le programme soit maintenu. Il ne faut pas trop tenir compte des résultats de chaque coureur, c'était une reconnaissance accélérée de la piste.

Vous vous en êtes bien sorti.

Je fais 13e. Je me maintiens dans le paquet de tête. C'est intéressant, d'autant que j'ai eu des conditions très défavorables, comme sûrement certains coureurs, sur la première partie de la piste. Je perds beaucoup de temps dans une portion où j'aurais dû en gagner par rapport aux autres. C'est un entraînement correct, je ne me pose pas plus de questions avec ce résultat. J'ai bien skié sur certains passages, je me sens toujours en forme et capable de bien skier, ici. C'est la principale leçon que je tire, aujourd'hui.

Tentez-vous des trajectoires différentes lors des entraînements. Y a t-il une montée en puissance ?

Plus on approche de la course, plus on essaie d'être au top pour se jauger et voir ce qu'elle donne à pleine vitesse. On est obligé de monter en puissance pour tester les virages à vitesse maximale. De jour en jour, on accélère pour arriver le plus vite possible le jour de la course. On a des reconnaissances chaque matin aux entraînements. À chaque passage, on est pris à la vidéo. On peut se regarder l'après-midi, se comparer aux meilleurs et décider de trajectoires plus courtes.

Les trajectoires changent en fonction de la qualité de la neige ?

Sur une neige comme aujourd'hui (mercredi, NDLR), on a tendance à raccourcir les trajectoires. Comme on arrive moins vite dans les virages, on n'a pas besoin de prendre autant de place dans les courbes. Il est plus facile de les tailler courtes. Si les conditions changent et que la neige s'accélère, on sera obligé de rectifier un peu les trajectoires.

 « Une tactique un peu bizarre »

Est-ce que vous allez freiner lors du dernier entraînement pour choisir votre dossard ?
(Depuis cette année, s'il y a deux entraînements, les 30 meilleurs skieurs partent dans l'ordre inverse du classement lors de la course)

Je ne sais pas. On verra à ce moment-là. C'est une tactique un peu bizarre. C'est une chose qu'on décide presque 100 mètres avant la ligne d'arrivée. Il faut voir comment on a skié sur l'entraînement et quelle tactique ont choisi les autres skieurs. On verra aussi selon les conditions annoncées pour samedi.

Qui a pris la décision de ne pas courir le super-G ?

C'est une décision qui vient de moi mais j'en ai parlé avec mes entraîneurs. Je n'ai pas encore le niveau pour aller chercher plusieurs grands résultats. Je voulais garder toute ma fraîcheur physique et surtout me ressourcer après Kitzbühel. On venait d'enchaîner trois semaines de courses éprouvantes et j'ai décidé que mon objectif, c'était la descente. Je voulais donc me préserver pour la course de samedi.

Que pensez-vous de la piste ?

C'est une piste pas très difficile par rapport aux dernières sur lesquelles on a couru en Coupe du monde, à Wengen et Kitzbühel. La glisse est très importante, il y a 50 secondes de plat au départ. La deuxième partie, ce sont des courbes pas très piégeuses avec des sauts. Dans l'ensemble, c'est une piste que l'on peut classer dans les faciles et qui peut me convenir. C'est un terrain sur lequel je peux m'exprimer.

Et la neige, comment est-elle ?

C'est de la neige fraîche qui tombe chaque jour. Elle est assez douce, ce qui rend la piste pas très difficile parce que les vitesses sont moins élevées et les sauts plus faciles. C'est vrai que c'est plus aisé de skier quand la neige est douce par rapport à de la glace. Je ne me plains pas. Je laisse faire, ce sont des conditions qui me sont en général favorables. »

[ Un skieur nouveau ]




 
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