| | | À 26 ans, Antoine Deneriaz
a endossé le rôle de leader de l'équipe de
France masculine de vitesse depuis sa victoire à
Val Gardena, le 21 décembre dernier. À la veille
de la descente des Mondiaux, samedi à
Saint-Moritz, le colosse de Morillon a répondu à
nos questions. Volet 1 : Objectif
descente. |
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« Vous avez connu des conditions
difficiles lors du premier entraînement,
mercredi ?
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| Oui,
c'était des conditions un peu dantesques.
C'était très irrégulier, il y avait du
vent, du brouillard et un peu de neige.
C'était des conditions limites pour envoyer
des coureurs mais, bon, l'entraînement a eu
lieu. C'était important, en vue de la
course de samedi, de faire un passage afin que
le programme soit maintenu. Il ne faut pas trop
tenir compte des résultats de chaque coureur,
c'était une reconnaissance accélérée de la
piste.
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Vous vous en êtes bien sorti.
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| Je
fais 13e. Je me maintiens dans le paquet de
tête. C'est intéressant, d'autant que
j'ai eu des conditions très défavorables,
comme sûrement certains coureurs, sur la
première partie de la piste. Je perds beaucoup
de temps dans une portion où j'aurais dû en
gagner par rapport aux autres. C'est un
entraînement correct, je ne me pose pas plus de
questions avec ce résultat. J'ai bien skié
sur certains passages, je me sens toujours en
forme et capable de bien skier, ici. C'est
la principale leçon que je tire,
aujourd'hui.
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Tentez-vous des trajectoires différentes
lors des entraînements. Y a t-il une montée
en puissance ?
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| Plus
on approche de la course, plus on essaie
d'être au top pour se jauger et voir ce
qu'elle donne à pleine vitesse. On est
obligé de monter en puissance pour tester les
virages à vitesse maximale. De jour en jour, on
accélère pour arriver le plus vite possible le
jour de la course. On a des reconnaissances
chaque matin aux entraînements. À chaque
passage, on est pris à la vidéo. On peut se
regarder l'après-midi, se comparer aux
meilleurs et décider de trajectoires plus
courtes.
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Les trajectoires changent en fonction de
la qualité de la neige ?
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| Sur
une neige comme aujourd'hui
(mercredi, NDLR), on a
tendance à raccourcir les trajectoires. Comme on
arrive moins vite dans les virages, on n'a
pas besoin de prendre autant de place dans les
courbes. Il est plus facile de les tailler
courtes. Si les conditions changent et que la
neige s'accélère, on sera obligé de
rectifier un peu les trajectoires.
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|  « Une tactique un peu bizarre » |
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Est-ce que vous allez freiner lors du
dernier entraînement pour choisir votre
dossard ?
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(Depuis cette année, s'il y a
deux entraînements, les 30 meilleurs
skieurs partent dans l'ordre inverse du
classement lors de la course)
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| Je ne
sais pas. On verra à ce moment-là. C'est
une tactique un peu bizarre. C'est une
chose qu'on décide presque 100 mètres avant
la ligne d'arrivée. Il faut voir comment on
a skié sur l'entraînement et quelle
tactique ont choisi les autres skieurs. On verra
aussi selon les conditions annoncées pour
samedi.
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Qui a pris la décision de ne pas courir le
super-G ?
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| C'est une décision qui vient de
moi mais j'en ai parlé avec mes
entraîneurs. Je n'ai pas encore le niveau
pour aller chercher plusieurs grands résultats.
Je voulais garder toute ma fraîcheur physique et
surtout me ressourcer après Kitzbühel. On venait
d'enchaîner trois semaines de courses
éprouvantes et j'ai décidé que mon
objectif, c'était la descente. Je voulais
donc me préserver pour la course de
samedi.
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Que pensez-vous de la piste ?
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| C'est une piste pas très
difficile par rapport aux dernières sur
lesquelles on a couru en Coupe du monde, à
Wengen et Kitzbühel. La glisse est très
importante, il y a 50 secondes de plat au
départ. La deuxième partie, ce sont des courbes
pas très piégeuses avec des sauts. Dans
l'ensemble, c'est une piste que
l'on peut classer dans les faciles et qui
peut me convenir. C'est un terrain sur
lequel je peux m'exprimer.
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Et la neige, comment est-elle ?
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| C'est de la neige fraîche qui
tombe chaque jour. Elle est assez douce, ce qui
rend la piste pas très difficile parce que les
vitesses sont moins élevées et les sauts plus
faciles. C'est vrai que c'est plus
aisé de skier quand la neige est douce par
rapport à de la glace. Je ne me plains pas. Je
laisse faire, ce sont des conditions qui me
sont en général favorables. »
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| [ Un skieur nouveau ]
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